Les métiers de la beauté et de l'esthétique attirent de plus en plus de jeunes et les formations ne cessent de se développer en écoles spécialisées. Comment les intégrer ? Orientations vous aide à y voir plus clair.

Coiffeur, esthéticien, créateur de parfums... le secteur de la beauté offre une diversité de métiers accessibles à plusieurs niveaux de formations. Si les BEP, CAP et différents bacs pro peuvent permettre l'exercice de certaines fonctions, d'autres nécessitent des diplômes post-bac ou des titres reconnus par les professionnels du secteur. Il convient donc de bien choisir son école pour réaliser ses objectifs professionnels.

Un secteur qui ne connaît pas la crise

Le secteur de la beauté, de l'esthétique et du bien-être est toujours en vogue. Et pour cause, même si le contexte économique n'est pas toujours favorable, ce domaine qui regroupe les activités liées à la fabrication et à la commercialisation de produits ainsi que les soins dispensés en salon, se porte bien.

Les femmes, mais aussi de plus en plus les hommes, sont friands des produits cosmétiques et des soins en tout genre. Ces derniers représentent aujourd'hui presque la moitié de la demande. Les marques ont su saisir cette occasion et répondent avec succès à leurs attentes.

A l'aide d'un discours et d'un marketing adaptés, elles proposent aujourd'hui des produits de beauté à destination de la gent masculine : crèmes, antirides et même maquillage. Quant aux instituts, ils ne sont pas en reste et offrent toute une gamme de soins dédiés (massage, épilation...). Autre facteur qui explique un tel engouement chez les hommes comme chez les femmes : le vieillissement de la population qui crée une nouvelle génération de consommateurs.

Les professionnels du secteur ont donc de beaux jours devant eux, et ce, malgré la concurrence importante. Mais avant de décrocher le poste rêvé, le choix de la bonne école s'impose. Et pour cela il convient de bien étudier les formations proposées et comparer les établissements selon plusieurs critères : taux d'insertion professionnelle, relations avec les entreprises, CV des intervenants, moyens dont disposent les structures...

Se former aux métiers de la beauté et du bien-être

Nombreux sont les métiers qui existent dans ce secteur : maquilleur, prothésiste ongulaire, cosméticien, coloriste. Pourtant les formations post-bac n'abondent pas outre mesure. Il s'agit principalement de cursus courts en deux ans.

Ainsi, après un baccalauréat professionnel perruquier posticheur ou un brevet professionnel coiffure option coloriste-permanentiste ou styliste (nécessaire pour ouvrir son propre salon), il est possible de poursuivre ses études en s'orientant vers le BTS Métiers de la coiffure. Il a pour objectif d'acquérir des connaissances scientifiques, juridiques et règlementaires dans ce domaine et d'intégrer des notions de gestion d'entreprise et en management. Quelques formations sont accessibles via le portail Admission Post Bac (APB).

Par ailleurs, un brevet de maîtrise (BM) de niveau bac + 2 peut être envisagé. Néanmoins, ce dernier s'adresse aux professionnels qui possèdent le bac pro et quatre ans d'expérience. A noter que certains grands groupes de coiffure (Jacques Dessange, Franck Provost ou Jean Louis David) proposent des formations reconnues par la profession mais non diplômantes.

Pour travailler en tant qu'esthéticien ou cosméticien, il est possible de préparer un BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie (option  management ou formation-marques) en deux ans, après un bac général (S, STL, ST2S, STMG) ou professionnel (bac pro Esthétique-cosmétique-parfumerie), dans une école spécialisée, privée ou publique.

Une quarantaine de formations sont ainsi disponibles via la plateforme APB. Mais de nombreux établissements procèdent à un recrutement des candidats sur leur propre site. Ce BTS se concentre sur l'aspect technico-commercial, et ce diplôme n'est donc pas destiné à prodiguer des soins aux clients. Il débouche plutôt sur des fonctions de conseillère de vente en beauté, dermo-cosmétique voire parfumerie et permet d'accéder aux fonctions de gérante de salon.

Les bacheliers souhaitant décrocher un poste de maquilleur, peuvent poursuivre le même BTS, après leur bac pro, tout comme les futurs prothésistes ongulaires.

Enfin, de nombreuses écoles d'esthétique proposent également des formations complémentaires qui découlent sur un titre plutôt qu'un diplôme mais qui n'est pas forcément reconnu par l'Etat ou la profession. Divers thèmes peuvent être abordés : maquillage, soins corporels, thalasso... Il convient donc de bien se renseigner au préalable sur ces formations.

Se former aux métiers de l'industrie cosmétique

Quatrième secteur de l'économie française, l'industrie cosmétique emploie plus de 70 000 professionnels dans ses quatre grands domaines : la parfumerie, les produits de toilette et d'hygiène, les produits capillaires et les cosmétiques. Ainsi, créateurs, fabricants, testeurs et autres analyseurs sont présents tout au long du processus de création avant de confier leurs produits aux commerciaux et vendeurs puis aux clients. Les profils appréciés par les recruteurs sont donc naturellement les techniciens et les ingénieurs.

Pour les bacheliers souhaitant se lancer dans des études courtes, différentes formations sont proposées par les écoles spécialisées, à commencer par le BTS Métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie, en deux ans. Les étudiants sont invités à choisir l'une des trois options : management, formation-marques, ou cosmétologie, mais la dernière est la plus appropriée pour évoluer dans ce secteur. Après ce BTS, il est possible d'intégrer une formation de type bachelor, en troisième année, mais toutes les écoles ne proposent pas ce cursus et ce genre de passerelle. Il convient donc de s'informer auprès des établissements, d'autant que la sélection se fait sur dossier puis entretien de motivation.

D'autres BTS peuvent également être choisis par les bacheliers : BTS Chimiste, Biochimie ou encore Agroalimentaire. De même, l'accès à ces formations en deux ans se fait soit par la plateforme APB soit auprès des écoles elles-mêmes, et après examen du dossier scolaire.

Ces formations courtes permettent notamment de décrocher un poste de préparateur en parfum et cosmétique. Il est possible de poursuivre avec deux années supplémentaires. Effectivement, certaines écoles spécialisées offrent des cursus spécialisant qui débouchent sur l'obtention d'un master ou d'un titre. Toutefois, l'accès se fait bien souvent après des tests écrits et des entretiens de motivation.

Enfin, des formations longues en cinq ans sont proposées par des écoles d'ingénieurs. Il peut alors s'agir d'un cursus complet, ou d'une spécialisation lors de la dernière année en en chimie, génie chimique, biochimie... L'accès s'y fait sur concours soit après le bac soit après une classe préparatoire scientifique. Il existe cependant des passerelles pour les titulaires d'un BTS adéquat.

Dernière mise à jour : 8 avril 2015