De plus en plus d'étudiants décident de s'orienter vers un DUT. Toutefois, un certain déséquilibre demeure entre les spécialités proposées dans ce type de formation en deux ans.

Lors de la session 2013 d'Admission Post Bac, le DUT était la troisième formation la plus demandée en premier vœu par les futurs bacheliers, après le BTS et la licence. Pourtant cet engouement pour le diplôme phare proposé par 113 Instituts universitaires de technologie (IUT), masque des disparités.

Un déséquilibre croissant entre les DUT productions et services

Le nombre de jeunes qui optent pour cette formation ne cesse de croître : de 43 300 en 1975 à 115 800 en 2014, selon les données du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. D'autre part, le nombre d'inscrits en première année de préparation au diplôme universitaire de technologie a augmenté de 2,7 %, en l'espace d'une année.

Pourtant, si les effectifs en DUT dans le secteur des services ont triplé en l'espace de trente ans (passant de 22 000 à 68 000 étudiants), ceux de la production se sont « contentés » de doubler (de 22 000 étudiants à 48 000) sur cette même période. Par ailleurs, entre 2013 et 2014, la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) note une hausse plus importante dans le secteur de la production (+ 1,4 %) que dans celui des services (+ 0,7 %).

Depuis quelques années, les DUT du secteur des services sont ainsi beaucoup plus demandés, ceux du secteur de la production attirant moins de candidats, en raison notamment d'une désaffection croissante pour les carrières industrielles et d'une plus grande méconnaissance de leurs métiers.

Commerce, social, communication : des DUT très recherchés

Ce phénomène se retrouve dans les candidatures aux quelques 25 spécialités proposées. « Globalement, les étudiants préparant un DUT se répartissent à 58,7 % dans le domaine des services et 41,3 % dans celui de la production, explique la DEPP. Dans le secteur des services, près de 60 % des effectifs se concentrent dans deux spécialités : ‘Gestion des entreprises et des administrations' et ‘Techniques de commercialisation' », détaille l'instance. En outre, sur les 29 500 étudiants du secteur des services, ils sont plus de la moitié à avoir choisi l'une de ces deux spécialités, en 2014.

Pour le secteur de la production, sur les 36 000 inscrits, 7 800 ont opté pour la spécialité Génie électrique et informatique industrielle et 7 100 la spécialité Génie mécanique et productique. Une demande qui influe sur le nombre de places disponibles, mais également sur la sélectivité. Ainsi, les DUT Carrières sociales, Information-communication, Informatique ou encore Carrières juridiques sont très sélectifs.

Au contraire, certains DUT sont moins difficile d'accès. C'est notamment le cas de certaines spécialités du secteur de la production, tels que le DUT Réseaux et télécommunications, Science et génie des matériaux, Qualité, logistique industrielle et organisation ou encore le DUT Mesures physiques.

Dernière mise à jour : 10 mars 2015