Les écoles d'ingénieurs, publiques ou privées, indépendantes ou liées à une université, proposent une formation de trois ou cinq ans permettant d'obtenir son diplôme d'ingénieur, de niveau bac+5.

« Aujourd'hui, l'attractivité du diplôme d'ingénieur est plus forte qu'avant », estime Christian Lerminiaux, ancien président de la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI). « Les ingénieurs français sont parmi les plus appréciés du monde », affirme quant à lui Paul Jacquet, ancien président de l'Institut national polytechnique (INP) de Grenoble.

Une formation en évolution

Le nombre d'étudiants en école d'ingénieurs vient illustrer le succès de cette formation. En 2014, ils étaient plus de 126 000 à suivre ce cursus. Toutefois, les filles sont toujours peu présentes dans les écoles. Elles représentent seulement 28 % des effectifs. « Il faut qu'on communique un peu plus sur le fait que le métier d'ingénieur peut aussi être un métier de femme », ajoute Christian Lerminiaux.

Par ailleurs, certains secteurs manquant d'ingénieurs, la demande reste importante. « La pénurie frappe surtout l'automobile, le BTP, la recherche et développement ou l'électronique », observe Alexandre Rigal, ancien directeur exécutif de la CDEFI, actuel directeur général adjoint d'Arts et Métiers ParisTech. De plus en plus, les étudiants préfèrent se tourner vers la banque ou le conseil, secteurs considérés comme plus lucratifs.

Généraliste ou spécialisée ?

Dans les écoles d'ingénieurs, les enseignements comprennent une formation scientifique et technique propre à l'ingénieur, des modules de culture générale (français, langues, économie, etc.) et une approche de la gestion et du management. L'ensemble représente entre 2 200 et 2 700 heures d'enseignement sur trois ans, soit 4 000 heures environ sur cinq ans.

Chaque établissement propose un programme spécifique : un enseignement basé sur un large socle de compétences ou au contraire, un domaine de spécialité. Avant de choisir son école, il convient de vérifier la formule la mieux adaptée à ses envies et à son projet professionnel. Certaines proposent également des formations très théoriques quand d'autres développent des enseignements étroitement associés à des séances de travaux pratiques en laboratoire.

Au final, il est essentiel de bien prévoir toutes les possibilités offertes, les options proposées, les méthodes pédagogiques pour sélectionner la formation la mieux adaptée.

Un corps professoral de renom

La qualité des enseignements dépend également beaucoup du corps professoral. Dans la plupart des établissements, les équipes sont composées de profils très variés allant de l'enseignant classique au chercheur de renom en passant par les professionnels en activité. Ces derniers, toujours très proches des établissements, « apportent une vision concrète indispensable aux élèves-ingénieurs souhaitant être opérationnel dans l'entreprise à la fin de leur diplôme », affirme Paul Jacquet.

Les résultats des travaux de recherche de l'école sont également un bon moyen d'évaluer sa réputation auprès de la communauté scientifique (publication d'ouvrages ou d'articles dans des revues prestigieuses). Elle pourra aussi infléchir sur l'aspect plus ou moins pratique des enseignements.

Des mathématiques au management

Les ingénieurs sont des scientifiques amenés à gérer des projets concrets au sein d'une entreprise. Les écoles accordent ainsi une place plus ou moins importante aux enseignements transversaux : économie, gestion, management... L'anglais demeure indispensable aux fonctions de l'ingénieur. En effet, nombreux sont les rapports et les supports de communication scientifique rédigés dans cette langue.

D'autres matières, comme l'économie, le droit du travail et la gestion des entreprises, offrent la possibilité aux étudiants d'intégrer des postes à hautes responsabilités une fois embauchés. De ce fait, les écoles doivent ouvrir leur enseignement sur une culture générale plus large, car les employeurs sont demandeurs de jeunes diplômés ouverts pour travailler dans les entreprises de plus en plus interculturelles.

La maîtrise de l'anglais, une compétence exigée

Parmi les conditions d'attribution du diplôme figure notamment le niveau B2 en anglais du cadre européen commun de référence pour les langues, certifié par un test externe (TOEIC, TOEFL, IELTS, un Examen de Cambridge) : par exemple par une note de 785 au TOEIC.

Toutefois, certaines grandes écoles vont encore plus loin. C'est le cas de l'Ecole Polytechnique, de l'Ecole Centrale Paris, de Telecom ParisTech, de l'ESTP Paris, de l'Ecole Navale ou de Centrale Lyon qui demandent un TOEIC à 800 points.

Dernière mise à jour : 10 mars 2015