Les trois ministres de l'éducation, du travail et de la jeunesse reçoivent ce mercredi 6 avril les principales organisations de la jeunesse. Si aucun retrait de la loi travail n'est attendu, plusieurs revendications devraient être discutées.

Les manifestations commencent-elles à porter leurs fruits ? Les principales organisations de jeunesse seront reçues, ce mercredi 6 avril, au ministère de l'éducation nationale à Paris. Leurs représentants rencontreront Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Patrick Kanner, respectivement ministres de l'éducation nationale, du travailet de la jeunesse.

Pas de retrait de la loi El Khomri

Si l'ouverture d'un dialogue a de quoi plaire aux syndicats lycéens et étudiants, aucun retrait de la loi El Khomri n'est attendu. Le gouvernement a tenu, à ce sujet, à réaffirmer ses positions. Les discussions pourraient en revanche mener vers un certain nombre de concessions, notamment à l'Unef, farouchement opposé au projet de loi, et qui compte exposer ses « contre-propositions ».

Najat Vallaud-Belkacem, entend quant à elle « utiliser cette fenêtre de tir pour apporter des réponses aux jeunes qui ne sont pas forcément ceux qu'on entend le plus, mais qui souffrent bel et bien de la précarité » afin de les « aider à avoir des perspectives ». Elle a évoqué « plusieurs pistes de travail », touchant notamment à la santé, au logement ou à la formation

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Prolongement du plan Priorité jeunesse

Pour Patrick Kanner, ces rencontres tombent à pic. Ce sera en effet pour lui l'occasion de parler de son tout nouveau texte, le projet de loi « égalité et citoyenneté ». « Le dernier grand texte du quinquennat », qui « prolonge le plan Priorité jeunesse et va proposer de nouveaux outils d'émancipation », défend l'exécutif. Le gouvernement entend rappeler aux jeunes qu'il ne les a pas oubliés. « Cette contestation laisse un goût d'injustice, alors que l'exécutif a fait des choses pour la jeunesse », selon une source ministérielle citée par Le Figaro.

Si plusieurs revendications seront discutées aujourd'hui, aucune décision ne sera prise avant un arbitrage définitif de Manuel Valls la semaine prochaine. Un calendrier qui ne plaira probablement pas à William Martinet et à l'Unef. Le premier syndicat étudiant de France, reçu à midi, demande en effet toujours le « retrait définitif » du projet de loi. Après lui suivront les représentants de la Fage, qui n'est pas opposée à la dernière version de la loi travail.

Plus tard dans l'après-midi, une délégation de trois organisations lycéennes (SGL, UNL et FIdl) sera reçue, puis les représentants de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) et du MRJC (Mouvement rural de jeunesse chrétienne).