Mardi, les enseignants du secondaire étaient les principaux concernés par la grève.

La mobilisation se poursuit. Moins d’une semaine après la première manifestation, jeudi 1er février, contre la réforme du lycée, lycéens, étudiants, enseignants et parents d’élèves se sont à nouveau rassemblés, mardi 6 février, partout en France. 

Les manifestants reprochent principalement la sélection à l’entrée à l’université suite à la création de ParcourSup, la nouvelle plateforme d’inscription post-bac. Pour le SNES-FSU, premier syndicat des enseignants du secondaire, la grève était aussi l’occasion de venir défendre les conditions de travail des professeurs.

Des enseignants en colère

« Suppression de postes, calendrier intenable d’une réforme du lycée et du bac, austérité salariale, telle est la réalité », explique le syndicat enseignant, dans un communiqué. D’après les chiffres du ministère de l’Education nationale, 5,49 % des professeurs du secondaire ont participé à la grève ce mardi. Alors qu’ils étaient à peine plus d’1 % la semaine dernière. 

Les enseignants en ont profité pour faire part de leur ras-le-bol au ministre : « le métier perd de son sens, la fatigue croît », alors que « la rentrée 2018 se prépare sous le signe de 1 300 postes en moins ».

Une manifestation générale

En marge de cette revendication, enseignants et élèves ont également manifesté ensemble contre ParcourSup. Selon le SNES-FSU, la plateforme « produit de l’inquiétude chez les jeunes et leur famille, met les enseignants en difficulté vis-à-vis des élèves qu’ils forment ».

A Nancy, Lyon, Bordeaux, Limoges, Nantes, Rennes ou Paris, des centaines de lycéens et étudiants ont protesté contre la réforme du lycée. Plusieurs blocages ont eu lieu au sein des établissements dès ce matin. L’Unef, deuxième syndicat étudiant, a également organisé plusieurs assemblées générales et des rassemblements, tout au long de la journée.

Alors que le mercredi 14 février, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, doit présenter son projet de réforme du lycée devant le conseil des ministres, l’Unef a annoncé une nouvelle journée de mobilisation dès le lendemain.