La majorité des élèves surdoués sont paradoxalement en échec scolaire. Pour tenter de remédier à cette situation surprenante, l'académie de Montpellier vient de nommer un "référent surdoués" dans chacun de ses départements, révèle Le Figaro.

Malgré leur QI supérieur à 130, environ 70 % des élèves dits "surdoués" ont une scolarité difficile. A tel point que la plupart d'entre eux quittent l'école avec seulement le baccalauréat en poche. Et seulement un tiers des élèves précoces poursuivent des études supérieures...

Mieux détecter les élèves précoces

L'initiative de l'académie de Montpellier vise ainsi, tout d'abord, à mieux détecter les élèves précoces. Une étape complexe, car il est parfois difficile de détecter qu'un jeune en situation d'échec scolaire est en réalité un élève surdoué qui s'ennuie. Et surtout qui doute de lui-même. "Ils n'ont pas appris à apprendre, ils mémorisent des choses sans en comprendre la logique. C'est le bordel dans leur tête", explique Vlinka Antelme, présidente de l'Association Française des Enfants Précoces (Afep). Nombre d'élèves précoces ne sont ainsi jamais repérés, ou bien souvent très tardivement, voire trop tardivement...

Donner des méthodes de travail

Souvent bons élèves malgré tout à l'école primaire, la suite de leur scolarité se gâte dès le secondaire. Une fois repérés, les élèves à haut potentiel pourront ainsi être mieux suivis dans leur scolarité. Ils pourront notamment bénéficier de méthodes de travail leur correspondant mieux. Et espérer, enfin, bien porter le nom d'"élèves à haut potentiel" !