La sélection en master s’organise. Désormais inscrite dans la loi, le ministère sort un site pour aider les étudiants à s’orienter et candidater. 

La sélection en master est officiellement entrée dans la loi : le décret sur le droit à la poursuite d’études a été publié au journal officiel le 27 janvier 2017. Comme prévu dans le texte voté par l’assemblée nationale en décembre dernier, dès la rentrée 2017, les universités seront autorisées à sélectionner les étudiants en première année de master, mais ceux-ci seront garantis d’un droit à la poursuite d’études

Trois propositions de master

Les candidats non sélectionnés dans le master de leur choix ne seront pas sans solution. Un étudiant refusé pourra ainsi demander au recteur de sa région académique de lui présenter au moins proposition de master. Ces propositions, présentées « après accord des chefs d’établissements concernés », précise le décret, concerneront en priorité l’établissement dans lequel l’étudiant a obtenu sa licence, mais pourront être portées aux autres établissements de l’académie.

Mais les recteurs ne pourront pas proposer des formations à l’aveugle. Ils devront prendre en compte l’offre de formation existante, les capacités d’accueil, le projet professionnel de l’étudiant, et enfin la compatibilité entre le master proposé et de la licence obtenue.

Un site du ministère pour trouver son master

Afin d’accompagner au mieux les étudiants dans leurs projets de master, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a également sorti un site dédié : trouvermonmaster.gouv.fr. Cette nouvelle plateforme a été pensée à titre informatif. Elle répertorie toutes les offres de formations master des universités françaises. L’idée est de permettre aux étudiants de bien se renseigner sur les formations et les modalités de candidature et d’inscription. A l’inverse d’Admission Post-Bac (APB), il n’est toutefois pas possible d’envoyer une candidature directement via le site. 

Mais surtout, c’est sur cette plateforme que les étudiants refusés en master pourront faire valoir leur droit à la poursuite d’études auprès du rectorat. A partir de juin 2017, ces étudiants auront 15 jours, à compter du dernier refus, pour effectuer cette démarche. Ils auront de nouveau un délai de 15 jours pour répondre aux propositions du rectorat.