Partir parfaire son espagnol à Salamanque, étudier le commerce international à Londres, la sociologie à Toronto, ou la chimie en Australie... Les étudiants ont de plus en plus d'opportunités de partir le faire à l'étranger.

Chaque année, quelque 60 000 étudiants français tentent l'aventure. A la clef : une expérience internationale unique, permettant de découvrir de nouvelles cultures et d'autres horizons. « J'ai plus mûri en un an qu'en dix si j'étais resté en France », assure ainsi Amandine, qui a effectué une année d'échange universitaire à Barcelone.

Cette maturité, alliée aux connaissances acquises de « l'intérieur » et une meilleure maîtrise de sa langue, sont ensuite un atout pour séduire les professionnels.

Un passage devenu incontournable

A l'heure où l'interculturalité s'impose au sein de l'entreprise, avoir effectué une partie de ses études à l'étranger peut être un atout supplémentaire sur un curriculum vitae. Ce petit détail peut en effet permettre de faire la différence, au moment du recrutement.

La mondialisation, entre autres, a rendu la maîtrise d'une langue étrangère indispensable pour les entreprises. Pour cela, le mieux est encore d'avoir une ou plusieurs expériences à l'étranger, permettant une immersion totale et l'acquisition de vocabulaire courant et professionnel.

Les écoles de commerce et d'ingénieurs ont bien compris cette nécessité, et ont pratiquement toutes instauré des stages internationaux obligatoires... quand elles n'offrent pas la possibilité d'obtenir un double diplôme avec un établissement étranger partenaire.

L'Europe reste la principale destination

A l'université, faire ses études à l'étranger est également très en vogue. Les pays européens sont les plus privilégiés, grâce à l'uniformisation des parcours sur le modèle LMD. Le développement du programme Erasmus y a également contribué : ainsi, en 2013, 3 millions de jeunes européens, dont près de 270 000 étudiants, en ont bénéficié.

Les possibilités devraient encore se multiplier à l'avenir, puisque la stratégie de l'Union Européenne, à l'horizon 2020, est d'augmenter de 20 % la mobilité étudiante. Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche français prévoit que deux millions d'étudiants se formeront à l'étranger entre 2014 et 2020.

Pour les destinations plus lointaines, Erasmus Mundus vise à encourager les échanges d'étudiants de niveau master et doctorat sur la scène mondiale. De nombreux pays, du Canada au Brésil, en passant par la Chine, ont par ailleurs mis en place des programmes d'échanges et de bourses afin d'encourager les étudiants étrangers à venir suivre une partie de leur cursus dans leurs universités.

Le nouveau programme Erasmus + fournira enfin des bourses à 4 millions de personnes, dont 2 millions d'étudiants de l'enseignement supérieur et 300 000 travailleurs au cours des sept années à venir (2014-2020).Il ne vous reste plus qu'à faire votre valise !

Erasmus, comment ça marche ?

Pour profiter d'Erasmus, un dossier de candidature doit être déposé au plus vite auprès du secrétariat de son université ou de son école. Il faut ensuite être sélectionné par son établissement. Le dossier contiendra le cursus scolaire ainsi qu'une lettre de motivation (le plus souvent en langue étrangère) indiquant les matières que l'on souhaite étudier et les destinations visées.

Erasmus permet de faire trois choix, mais certains établissements en acceptent plus. Si la qualité du dossier académique pèse dans la sélection des candidats, des notes convenables et un bon niveau de langue permettent de conserver toutes vos chances d'être parmi les heureux élus.

Dernière mise à jour : 10 septembre 2015