Quels sont les débouchés après un cursus en école de commerce ? Orientation-Education fait le point.

Depuis de nombreuses années, les écoles de commerce et de management sont considérées comme de véritables passeports pour le monde de l'emploi. Et pour cause, ces établissements jouissent d'une excellente réputation auprès des entreprises.

Une excellente insertion professionnelle

A la sortie d'une école de commerce, les jeunes diplômés sont recherchés par les recruteurs pour leurs capacités d'adaptation et leur compétences transversales : administration, gestion et comptabilité, finance, banques et assurances, marketing, commerce et vente, études et conseil, audit, ressources humaines, approvisionnement logistique, communication, etc.

L'enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE) met en avant l'augmentation de l'insertion professionnelle des jeunes diplômés d'écoles de commerce.

Selon la dernière édition, parue en juin 2017, le taux net d'emploi des élèves six mois après leur sortie de l'école est de 86,5 %, en augmentation par rapport à 2016 (83,1 %). Parmi les diplômés en emploi, l'étranger séduit de moins en moins : 15,2 % travaillent hors de France, contre 16,6 % en 2016, et 22,7 % en 2014.

Une large majorité des jeunes diplômés (79 %) sont engagés en CDI et avec un statut cadre (85,2 %).

Finance, conseil et commerce : 3 secteurs privilégiés

Environ 18 % des diplômés d'école de management exercent actuellement une fonction dans le domaine des institutions financières, de la banque et de l'assurance. Ce secteur reste en effet particulièrement dynamique pour les jeunes diplômés. Les autres jeunes rejoignent majoritairement des sociétés de conseil (17 %) ou le secteur du commerce (10 %). 

L'industrie agroalimentaire (6 %), les activités informatiques (5 %) et l'expertise comptable (5 %) emploient également beaucoup de diplômés d'écoles de management. Tous secteurs confondus, les services où l'on retrouve le plus de jeunes diplômés d'écoles de commerce sont le commercial, le marketing et le conseil et expertise. 

Priorité aux grandes entreprises

Si une écrasante majorité (93,5 %) trouvent un premier emploi dans le privé, un jeune diplômé sur trois rejoint une société de plus de 5 000 salariés. C'est la plus grande part : 29 % travaillent dans une entreprises de 250 à 4 999 salariés, 28,9 % sont en PME (de 10 à 249 salariés) et 8,7 % seulement travaillent pour des TPE (moins de 10 salariés).

La création d'entreprise est loin d'être généralisée, puisqu'elle ne concerne que 3,8 % des jeunes managers.

Postes rémunérateurs

Côté rémunération, les diplômés d'écoles de commerce sont plutôt bien lotis. En 2017, le salaire brut annuel moyen des jeunes diplômés s'élevait à 34 436 € bruts annuels (40 269 € en comptant les primes). En début de carrière, les jeunes managers touchent donc en moyenne environ 2 200 € nets par mois, hors primes.

Cette rémunération est toutefois marquée par de fortes inégalités entre hommes et femmes : en moyenne, une femme diplômée d'une grande école (ingénieurs et commerce confondus) touche 1 948 € bruts de moins par an. Par ailleurs, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à obtenir le statut cadre (77,9 % contre 89,9 %) et le CDI (72,5 % contre 83,4 %).