Le cabinet d’études Gallileo publie cette année encore les résultats de son enquête concernant les aspirations professionnelles des étudiants de grandes écoles. Tour d’horizon des ambitions de ces futurs diplômés.

Quel est le plan de carrière des étudiants des grandes écoles françaises ? C’est la question à laquelle le cabinet d’études Gallileo apporte quelques réponses. Ce dernier a interrogé, début 2017, 1 900 étudiants de 19 campus différents dont HEC, Polytechnique, l’Essec ou encore Centrale Paris.

Quelles entreprises pour lancer sa carrière ?

« Quand on demande aux étudiants de citer spontanément des boîtes, ils pensent à celles qui sont présentes sur les forums de recrutement, qui mettent les moyens pour communiquer sur leurs recrutements », remarque Maher Kassab, directeur général de Gallileo aux EchosStart. Ainsi, parmi les entreprises que les étudiants des grandes écoles de commerce visent, une fois leur diplôme en poche, on retrouve The Boston Consulting Group, Mc Kinsey ou encore un peu plus loin le Groupe BNP-Paribas.

Des ambitions plus françaises chez les ingénieurs

Du côté des futurs ingénieurs, les plans de carrière s’orientent un peu plus vers des sociétés françaises. Bien que Google trône à la tête de leurs employeurs préférés, Gallileo révèle que le Groupe EADS (Airbus), EDF ou encore l’Etat et les collectivités publiques sont particulièrement appréciés par ces jeunes.

21 % se voient travailler à l’étranger

Beaucoup de sociétés dans lesquelles les étudiants des grandes écoles françaises se projettent sont donc étrangères ou ont une activité à l’international. L’enquête de Gallileo met en lumière le fait que 21 % de ces futurs commerciaux ou ingénieurs font de l’international leur priorité, soit 4% de plus qu’en 2016. Par ailleurs, 65 % de ces étudiants n’excluent pas pour autant la possibilité d’une carrière à l’étranger.

Des prétentions salariales différenciées entre hommes et femmes

Les prétentions salariales des aspirants commerciaux et ingénieurs progressent également cette année, selon le cabinet. En moyenne, les diplômés des grandes écoles espèrent toucher 44.770 euros bruts par an. « On n’interroge que les étudiants des écoles de commerce et d’ingénieurs les mieux classés. Ils accordent de la valeur à leur diplôme », précise Maher Kassab.

Toutefois, les inégalités salariales semblent se faire ressentir dès la sortie d’école. Les filles visent une rémunération de 42.657 euros bruts annuels quand les hommes espèrent atteindre les 46.472 euros par an pour leur premier poste.