Renforcement des locaux et de l'informatique, clés USB codées, veille pour éviter les fuites... voici quelques unes des mesures annoncées pour éviter de nouvelles fraudes au bac. Objectif : éviter la mésaventure de l'an dernier, où une partie du sujet de mathématiques de la série S avait été diffusé sur internet.

Des mesures contre la fraude au bac Des mesures contre la fraude au bac

Comment éviter qu'un sujet du bac se retrouve sur la toile la veille du jour J ? A un peu plus de trois mois du coup de feu de l'épreuve reine qui devrait rassembler plus de 600 000 lycéens sur l'ensemble du territoire, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a annoncé ce lundi les mesures prévues pour que cette nouvelle édition du bac se passe en toute transparence et en toute légalité.

Depuis les incidents de l'an dernier qui ont finalement abouti au blanchiment du jeune suspect, un plan de lutte contre la fraude au baccalauréat a été mis sur pied. A ce stade, le principal syndicat enseignant dans les collèges et les lycées, le Snes, ne le juge « pas révolutionnaire ».

Digicodes, barreaux et clés USB codées

Un diagnostic de sécurité avait été demandé aux 26 académies afin de tester la sûreté des établissements où sont préparés et reproduits les sujets du bac. 22 des 26 rectorats ont à ce jour fait ce bilan et procédé à des travaux de sécurisation, comme l'installation de barreaux ou de digicodes. Les académies ont également généralisé les clés USB codées et les postes informatiques dédiés pour prévenir toute tentative de piratage.

Une commission de discipline spécifique

L'Education nationale prévoit par ailleurs de créer une commission de discipline spécifique en juillet afin de transférer les pouvoirs de décision des universités aux recteurs. Ce système permettrait de juger les fraudes et d'appliquer les sanctions dès le mois de juillet et non en octobre. Des sanctions qui peuvent aller jusqu'à cinq ans d'interdiction d'examen voire même de la prison. Une mesure déjà qualifiée d' « injuste et d'arbitraire » par les syndicats étudiants et lycéens, car les étudiants, les parents et les lycéens ne seraient pas représentés et aucune procédure d'appel ne serait possible.

Système de veille sur Internet : comme un bug

Autre axe de ce dispositif de sécurisation du bac : la veille sur internet pour localiser les fuites et les rumeurs. Cette veille qui devait être mises sur pied au mois de juin prochain ne le sera finalement pas. Le ministère assure toutefois que "ça n'est pas abandonné" mais qu'il ne peut l'annoncer en raison de "problèmes d'ordre juridique" qu'il tente de résoudre.