Le « muslim ban » de Donald Trump a refroidi les étudiants des pays musulmans, mais d’autres facteurs sont en cause.

C’était l’une des conséquences à attendre du « muslim ban », qui a tenté d’interdire l’accès aux Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans : le nombre d’étudiants étrangers outre-Atlantique est en baisse

7 % d’étudiants étrangers en moins

Pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, les Etats-Unis ont accueilli moins d’étudiants cette année que la dernière. Une diminution ressentie dans 45 % des universités américaines, pour une perte totale d’environ 7 % d’étudiants étrangers. 

« Les inquiétudes autour du "muslim ban" peuvent amener les étudiants à craindre pour leur sécurité personnelle, en sachant qu’il y a déjà eu quelques incidents impliquant des étudiants étrangers, et que leur sécurité est un enjeu majeur », analyse Rajika Bhandari, directeur de recherche à l’Institute of international education, auprès du New York Times.

Concurrence avec d’autres pays

Mais le climat politique du pays ne semble pas être le seul facteur de ce déclin. En témoigne la baisse d’étudiants chinois déjà observée l’année précédente. Après eux, c’est à présent chez les Indiens que la plus forte baisse du nombre d’inscriptions se fait sentir.  

Comme cause probable, la concurrence avec d’autre pays anglophones : le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni. Ce recul pourrait avoir des conséquences : on estime que la venue d’étudiants étrangers aux Etats-Unis injecte chaque année 39 milliards de dollars dans l’économie américaine.  

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