Alors que Nanterre est la dernière université occupée en France, les étudiants mobilisés contre la loi ORE tentent désormais d’empêcher la tenue des examens.

Après les blocages des universités, les opposants à la réforme de l’université s’en prennent désormais à la bonne tenue des examens. Dans plusieurs établissements, des étudiants mobilisés ont bloqué l’accès aux salles d’examens et empêché le déroulement de ceux-ci. 

A l’université Lumière Lyon 2, environ 300 étudiants ont ainsi formé des chaînes humaines pour bloquer deux sites de l’établissement. Après l’intervention des forces de l’ordre, la présidente de l’université a pris la décision d’annuler toutes les épreuves sur table, qui seront remplacées par des « modalités de contrôle des connaissances alternatives ». Selon Le Figaro, cette décision concernerait 20 000 étudiants sur les 28 000 que compte la faculté.

Nanterre dernière fac occupée 

Le cas de Lyon-2 n’est pas isolé. A Paris-8 et à Marseille, des examens ont été annulés sous la pression des manifestants. A Nantes, une cinquantaine d’étudiants mobilisés n’ont pas réussi à empêcher le déroulement des examens. 

Ces actions interviennent alors que les blocages des universités sont moins nombreux. Lundi, le campus de Rennes-2 a été évacué, faisant de l’université de Nanterre la dernière encore occupée. Ce qui n’empêche pas les opposants à la réforme de s’en prendre aux examens : mardi, environ 200 étudiants réunis en AG ont voté le blocage des bâtiments administratifs, dans le but d’empêcher la mise en place d’examens en ligne

F. Vidal assure que les examens se tiendront

Face à ces perturbations, le gouvernement se veut rassurant. « 16 000 examens se sont d’ores et déjà tenus et on ne parle que de la dizaine qui ont été perturbés », a regretté Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, à l’Assemblée nationale. « Ils seront reprogrammés et ils se tiendront » a-t-elle ensuite assurée. Rappelant que « plus des deux tiers des examens ont [déjà] été validés », elle promet par ailleurs que « les années universitaires 2018-2019, comme la précédente et les suivantes garderont toute leur valeur ».