Intégrer une école de commerce post-bac ne s'improvise pas. Les concours d'entrée sont en effet à préparer avec le plus grand soin, en alliant minutie et méthodologie. Mais aussi en suivant quelques conseils et autres secrets, vous permettant de maximiser vos chances de succès !

Les établissements de management post-bac sont de plus en plus attrayants, et attirent un nombre croissant d'étudiants nouvellement bacheliers. Une tendance qui a pour conséquence une hausse du niveau exigé pour intégrer une école de commerce post-bac.

Mais, contrairement aux élèves issus de classe préparatoire, qui devront répondre à des questions basées sur leurs deux années d'apprentissage intensif, les candidats aux concours post-bac ne seront interrogés que sur leurs connaissances du programme de Terminale. Il s'agit d'un véritable atout car certaines épreuves, comme l'anglais, les mathématiques ou l'histoire-géographie, peuvent faire l'objet de révisions communes avec celles du baccalauréat !

Etape n°1 : décrypter le concours

"Le concours est un des éléments forts des écoles de commerce, et constitue un passage obligé pour tout étudiant souhaitant intégrer un des programmes de formation d'un grand établissement de management", souligne Olivier Guyottot, directeur du programme grande école du groupe Sup de Co Montpellier. Les concours se préparent ainsi dès l'inscription, en analysant en détails toutes les informations mises à la disposition des candidats sur les sites dédiés. Certains concours proposent alors de s'inscrire pour concourir à un ou plusieurs établissements, ou "parcours d'études". Le choix final dépendra avant tout de l'intérêt pour la formation.

Néanmoins, dans ce choix, la sélectivité doit être prise en compte : si elle est très élevée, il est vivement conseillé de prévoir quelques "inscriptions de secours", pour ne pas se retrouver sans rien en cas d'échec... Il faut également se pencher sur l'existence d'épreuves optionnelles. Les notes obtenues à celles-ci ne sont généralement comptabilisées que lorsqu'elles sont supérieures à la moyenne. Le candidat a donc tout intérêt à s'y inscrire !

Etape n°2 : bien se préparer

Le concours d'entrée nécessite, dans tous les cas, une bonne préparation. "Certains étudiants se présentent la fleur au fusil. Or, le concours demande de l'entraînement. Pour cela, il existe beaucoup d'annales et des tests", souligne Françoise Farouz, consultante associée au cabinet de recrutement JPSC Executive Match, qui accompagne des jeunes dans leur choix d'orientation.

En effet, en vous rendant sur les différents sites internet des concours ou des procédures d'admission, vous trouverez sans difficulté les annales des années précédentes. Ne négligez surtout pas ce travail, car il vous permettra de découvrir le type de connaissances requises, et de vous habituer à ces épreuves. Les sites des concours vont également permettre de connaitre le coefficient affecté à chaque épreuve. Celles qui comptent le plus de points dans la note finale seront donc à réviser en priorité !

Les révisions peuvent ensuite commencer. Si l'on n'a pas trop de lacunes, les vacances de février sont généralement un bon moment pour commencer à se consacrer aux révisions et à s'entraîner à chaque épreuve. Il faut ensuite établir un calendrier précis et minutieux pour réaliser des exercices régulièrement. Certains concours mettent également en ligne des entrainements ou organisent des journées de préparation aux épreuves : une bonne occasion de tenter les épreuves en situation réelle !

Etape n°3 : réussir les écrits

"A l'écrit, il ne faut pas se satisfaire d'avoir compris les annales : il est nécessaire aussi de s'exercer dans les conditions réelles d'examen, qui peuvent parfois entraîner la perte des moyens de certains élèves", fait remarquer Benoît Herbert, directeur général de l'école de commerce post-bac ISTEC.

Ainsi, si la préparation en amont a été bien réalisée, en s'entrainant régulièrement et dans les conditions réelles pour chaque épreuve, les écrits ne devraient pas poser de soucis. Il faut néanmoins s'être bien reposé la veille, et faire attention à ne pas être pris par le temps le jour même.

Conserver une dizaine de minutes pour se relire à la fin permettra de ne pas laisser de fautes d'orthographe qui, en trop grand nombre, peuvent se révéler fatales. Autre astuce : pour les questions à choix multiples (QCM), qui sont au programme de nombreux concours, il faut vérifier si les mauvaises réponses sont comptabilisées dans la note. Si ce n'est pas le cas, il ne coûte rien de cocher une ou deux réponses au hasard...

Etape n°4 : passer les oraux avec succès

Une fois passé le cap des épreuves écrites d'admissibilité, les candidats peuvent accéder aux épreuves orales d'admission. Des épreuves qui prennent la forme d'un entretien de motivation, doublé généralement mais pas systématiquement d'épreuves de langue. Là aussi la préparation est indispensable, qu'il s'agisse de prouver ses capacités en langues étrangères ou ses connaissances de l'actualité. Avoir révisé et s'être entrainé avec des proches en amont permettront de ne pas être pris au dépourvu.

Pour l'entretien de motivation, il est nécessaire de garder à l'esprit que le jury ne cherche pas tant à connaitre le parcours du candidat - disponible dans son dossier de candidature - qu'à évaluer son charisme, son aisance orale, son sens de la répartie, sa qualité de raisonnement... Trois questions sont à préparer en priorité : pourquoi veut-on faire du commerce ? Quel est le projet professionnel envisagé ? Et pourquoi avoir choisi cette école ?

"Il est donc essentiel de réaliser, en amont, un travail d'introspection pour pouvoir faire état, si nécessaire, d'expériences personnelles. Grâce aux illustrations utilisées par le candidat, le jury sera alors à même d'identifier ses qualités personnelles et ses compétences managériales. Au fil de l'entretien, le profil comportemental du candidat se dessinera donc peu à peu, ce qui met en valeur le candidat et est souvent synonyme de bonnes voire de très bonnes évaluations", précise Olivier Guyottot.