La fondation américaine Varkey, spécialisée dans l'éducation, lance la 2ème édition du concours du « meilleur prof du monde ». L'objectif : valoriser le métier d'enseignant.

Pour la deuxième année consécutive, la fondation Varkey organise le concours mondial du « meilleur prof du monde ». A travers cette opération, l'organisation dédiée à l'éducation souhaite valoriser le métier d'enseignant à l'aide d'une belle récompense : un prix d'un million de dollars pour le lauréat. La première édition du concours avait réuni dix enseignants, venus du monde entier, en finale à Dubaï. C'est Nancie Atwell, une enseignante américaine, qui s'était vu remettre le prix du « Global Teacher Prize ».

Ce qui fait pencher la balance...

Les candidats au concours peuvent aussi bien enseigner dans le public que dans le privé. De la maternelle à la fin du secondaire, en passant par le primaire, les enseignants peuvent tous postuler. Pour cela, ils doivent s'inscrire du 29 mai au 10 octobre 2015 en remplissant un dossier sur le site http://www.globalteacherprize.org/fr/. La fondation laisse également la possibilité à une tierce personne de proposer la candidature d'un professeur pressenti comme futur « meilleur prof du monde ».

Pour désigner le gagnant, le jury recherchera l'utilisation de « pédagogies innovantes et efficaces et produisant des résultats tangibles sur l'apprentissage des élèves ». Le candidat devra bénéficier de « la reconnaissance de ses accomplissements dans la classe par ses élèves, collègues et autres membres de la collectivité » et participer « à des débats publics sur le métier d'enseignant via des articles, blogs, conférences ».

... vers le million de dollars

Les dix finalistes au concours se réuniront à Dubaï, lors d'un forum consacré à l'éducation. C'est à l'issue de celui-ci que la fondation Varkey remettra le prix du « meilleur professeur du monde » au vainqueur. Vikas Pota, directeur de l'organisation, a précisé lors d'un entretien accordé à l'AFP que ce prix « récompense l'excellence dans une salle de classe » et non « un travail humanitaire ».

Grâce à cette initiative, il souhaite donc valoriser la profession d'enseignant : « On connaît tous des noms d'avocats, de chefs d'entreprise, de personnalités dans le secteur des nouvelles technologies, mais il y a peu d'enseignants suffisamment célèbres pour servir de modèle », a-t-il déclaré. De quoi motiver la jeune génération à s'orienter vers l'enseignement.