Pour gagner des points en anglais, les élèves doivent savoir faire preuve de réflexion et d’originalité.

Evaluée à l’oral en cours d’année puis à l’écrit, la maîtrise de l’anglais s’acquière tout au long de l’année. Mais ce que les correcteurs attendent avant tout, ce sont des élèves qui réfléchissent et exposent des idées originales. 

Au bac, l'anglais a pour coefficient 2, 3 ou 4 selon les séries. Malgré tout, la LV1 est parfois délaissée par les lycéens. En effet, s’ils choisissent généralement l’anglais comme première langue, certains candidats ont tendance à se focaliser sur d’autres épreuves que celle-ci. 

Lire et écouter de l'anglais tous les jours

C'est une erreur : réviser l'anglais ne veut pas dire occulter les autres matières. Pour Jean-Luc Breton, professeur d'anglais, ce travail s'effectue au quotidien, à travers des tâches toutes simples : la lecture et les loisirs. Articles de presse, livres, vidéos, films, séries, etc. L’anglais doit être omniprésent dans la vie des candidats. De cette façon « on ne révise pas vraiment », explique le professeur, qui met tout de même en garde : « Le danger c’est que les élèves se concentrent uniquement sur les autres disciplines. » Or, pour assurer le jour du bac, il faut continuer à lire et écouter de l’anglais tous les jours pour s’améliorer.

Cette pratique quotidienne peut en effet être particulièrement bénéfique sur deux points : la compréhension et le vocabulaire. 

Comprendre et analyser les questions

La compréhension, c'est aussi bien celle du texte que des questions. Selon leur série, les candidats n'ont que deux ou trois heures pour rendre la meilleure copie possible. Ce qui leur laisse peu de temps pour démontrer leurs connaissances. Pour gagner des points tout en étant efficace lors de l’écrit, le professeur d'anglais recommande aux élèves de bien analyser les questions

« Lorsque la question est factuelle, par exemple lorsqu’il faut donner un chiffre, il ne faut pas faire long tandis que lorsqu’il s’agit d’une question plus implicite, il faut prendre le temps de rédiger. » Il conseille alors d’écrire un commentaire de 50 à 100 mots en soignant l’expression. « Cette capacité à passer à la réflexion à un poids dans la note », résume l’enseignant.

Développer la richesse du vocabulaire

Outre la réflexion, il est possible de gagner quelques points supplémentaires grâce au vocabulaire. Même s’il doit s’acquérir tout au long de l’année, le professeur insiste sur ce point. « Tout approfondissement est bon à prendre, un vocabulaire riche augmente la note. » D’après le professeur, la prise de risques est même « félicitée lorsque le vocabulaire est élaboré. »

Pour les moins bons : miser sur ce que l'on comprend

Cependant, l’anglais n’est pas une matière évidente pour tous les lycéens. Le professeur tente donc de rassurer les candidats plus hésitants, notamment lorsqu’un texte est moins abordable. 

« C’est normal qu’il y ait des choses qu’on ne comprenne pas mais il ne faut pas se démonter, affirme-t-il, il faut s’appuyer sur ce qu’on a compris pour compenser ce qu’on ne comprend pas. » Ne pas non plus hésiter à passer la question qui pose problème pour y revenir plus tard. Là non plus, pas question de perdre du temps mais au contraire de gagner le plus de points possibles.

Ne pas avoir peur d’improviser à l’oral

De son côté, l’épreuve orale peut laisser plus de place à l’improvisation si le vocabulaire, la grammaire et la conjugaison sont bien maîtrisés. D’après Jean-Luc Breton, l’hésitation est tout à fait normale mais il ne faut pas en abuser. « Les élèves ne doivent pas réciter leur cours, la communication doit être spontanée. »

Quant au temps de parole, il insiste sur la capacité d’écoute des élèves. « Lorsqu’ils veulent à tout prix placer une phrase ou du vocabulaire ce n’est pas bon, il faut d’abord écouter les questions de l’examinateur. ».

Autre conseil : l’originalité. « Les sujets que l’on traite restent assez classiques et les réponses des candidats sont toujours les mêmes. Il faut donc se démarquer, ne pas hésiter à donner son avis et exprimer ses idées personnelles. En un mot, ne pas avoir peur d’être original », assure-t-il.

Le cas spécifique de la série L

Pour le bac L, l'épreuve est différente. Contrairement aux autres séries, les élèves littéraires travaillent plusieurs textes tout au long de l’année. Lors de l’oral, qui se déroule à la fin du troisième trimestre, les candidats tirent au sort une notion qu’ils doivent ensuite présenter.

 « A la différence des autres séries où le cours a moins d'importance, les L doivent bien relire leurs textes mais sans les connaître par cœur. » Pour cela, le professeur estime que s’entraîner à plusieurs est fondamental, « notamment pour évaluer son temps de parole à l’oral ». Contrairement aux annales qu’il juge « assez inutiles ».

Le professeur conseille aussi « d’apprendre un plan assez détaillé pendant le temps de préparation et d’essayer ensuite d’improviser, de parler en tenant compte de cette improvisation ». « Les candidats doivent savoir se remémorer leur cours tout en restant spontanés. »