Que ce soit pour l’épreuve courte ou la composition, les élèves ne doivent pas faire d’impasses sur les chapitres.

Avec une dizaine de chapitres au compteur, l’histoire-géo est une matière très conséquente. Quel que soit le bac préparé, les lycéens doivent s’y confronter le plus tôt possible pour être performant le jour J, où il devront maîtriser aussi bien la méthodologie que la chronologie et les notions clés.

Comprendre ce que l’on apprend

En effet, l’épreuve finale du baccalauréat sert avant tout à mettre un point final à toutes les connaissances acquises au lycée. Dans les copies, les professeurs attendent ainsi une vraie réflexion de la part des candidats. Au-delà du bachotage, les révisions doivent surtout servir à comprendre pourquoi on apprend tel ou tel chapitre. « Il faut se poser des questions, comprendre les ruptures et les continuités pour mieux appréhender son cours », illustre Christine Guimonnet, professeure d’histoire-géo dans un lycée de Pontoise (95).

Aussi, si le plan de chaque chapitre doit être appris par cœur, il faut surtout avoir une chronologie en tête. L’idée n’est pas de connaître le plus de dates possibles mais surtout d’en comprendre le sens et de savoir en quoi elles désignent des étapes importantes. Cela nécessite de relire tout son cours en fin de semaine, de faire des fiches « mais sans recopier bêtement, il faut une réelle réflexion de l’élève ».

Ne pas faire d’impasse

Lors de l’épreuve, les candidats doivent répondre à deux exercices. L’un majeur, la composition et l’autre mineur, qui peut être soit une étude de textes soit un croquis. Dans les deux cas, les candidats devront obligatoirement plancher sur une épreuve d’histoire et une épreuve de géographie. Pas d’impasse possible donc. « Que ce soit pour l’épreuve courte ou la composition, ils doivent montrer qu’ils maîtrisent des connaissances », appuie Christine Guimonnet.  

  • La composition : réciter son cours

Pour la composition, notée sur 12 points, les lycéens doivent connaître parfaitement le plan du chapitre. « Il faut réciter son cours, seule l’introduction doit être de ‘type bac’ et donc moins longue que la présentation que l’on fait en classe », estime Christine Guimonnet.

Pour mieux se repérer et parvenir à tout retenir, Christine Guimonnet préconise de faire des schémas ou des organigrammes : « Ils permettent de réviser les chapitres plus complexes et peuvent ensuite être insérés dans la composition. » 

  • L’étude de texte : être synthétique

L’étude de textes, notée sur 8 points, ne doit pas s’apparenter à un recopiage de texte. « Il faut maîtriser l’essentiel de son cours, montrer qu’on a compris en s’appuyant sur le texte et ses connaissances. » Dans cette épreuve, il faut savoir synthétiser ses connaissances

Les annales peuvent alors être un bon outil de révision : « Elles peuvent être utilisés au dernier moment, lorsque les élèves en ont marre de devoir relire tout leur classeur, ça peut les motiver de voir des résumés de chapitre. »  L’enseignante prend néanmoins des précautions : « Attention à ne pas se précipiter sur internet, il y a très souvent des erreurs. »

  • Le croquis : gagner des points facilement

Le croquis, noté sur 8 points, est une épreuve à privilégier. Loin de la rédaction, l’idée est de schématiser sur une carte vierge un sujet de géographie. « Tous les élèves sont capables de décrocher les huit points mais pour cela il faut connaître absolument la carte par cœur en la refaisant plusieurs fois pour la mémoriser. »

Une épreuve accessible qui ne doit surtout pas être bâclée : la propreté et la précision sont particulièrement appréciées par les correcteurs. 

Se démarquer des autres pour gagner des points

En plus des révisions du cours, certaines astuces permettent de gagner facilement des points. Insérer des connaissances supplémentaires peut par exemple faire gonfler la note, à condition ne pas faire de hors-sujet. Ce qui ne veut pas dire que c’est une obligation. « On ne pénalisera pas un élève qui met simplement les connaissances attendues », rassure l’enseignante.

Pour cet apport de connaissances, elle conseille de varier les supports d’apprentissage. Les émissions de radio qui reprennent des éléments de chapitre permettront d’avoir un autre regard sur le cours. Tout comme Le Dessous des cartes. Cette émission accessible sur internet propose de courtes vidéos qui permettent de mieux visualiser une zone géographique.

Soigner sa copie

Autre point non-négligeable pour gagner quelques points ou surtout éviter d’en perdre inutilement : les fautes d’orthographe. Une copie lisible, sans rayure et sans fautes sont de véritables atouts pour mettre en condition le correcteur. « Il mettra une plus-value à la copie si elle est bien écrite et s’il voit que le candidat maitrise son cours. » Un détail important qui peut parfois faire la différence lorsque l’examinateur hésite entre deux notes. 

Christine Guimonnet tient aussi à rassurer les futurs bacheliers : « Il faut qu’ils aient confiance en eux car l’épreuve est à leur portée. »