Plus de 7 000 lycéens ont déjà saisi la commission deux semaines après l’ouverture de la phase d’admission sur Parcoursup.

A dix jours du baccalauréat, plus de 185 000 candidats n’ont toujours pas d’affectation pour la rentrée 2018. Si pour la majorité d’entre eux, la situation peut encore évoluer, d’autres savent déjà qu’ils n’iront dans aucune des formations qu’ils avaient envisagées. N’ayant choisi que les filières sélectives (BTS, DUT, CPGE, double-licence…), 29 000 lycéens n’ont reçu que des « non ». 

Mais comme l’a promis Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur le 24 mai dernier, « le gouvernement s’engage à ce que tous les jeunes qui veulent accéder à l’enseignement supérieur puissent trouver une place dans une filière qui les intéressent ». Pour cela, des commissions rectorales ont été mises en place dès l’ouverture de la phase d’admission le 22 mai dernier. Dans chaque académie, elles sont chargées de proposer de nouvelles formations aux futurs bacheliers et de les accompagner dans leurs démarches. Mais à ce jour, seuls 7 000 candidats sans affectation ont saisi la commission.

L’importance du vœu de préférence

Chaque jour, les candidats peuvent connaître l’avancée de leur situation sur Parcoursup. Lorsque tous leurs vœux sont refusés, ils reçoivent alors automatiquement un mail de la plateforme pour leur expliquer la démarche à suivre. Car s’ils veulent absolument poursuivre leurs études à la rentrée, les futurs bacheliers doivent obligatoirement saisir la commission d’accès à l’enseignement supérieur (Caes). Sur la page Admission, dans la rubrique CAES, un message indique clairement la procédure à suivre. Il suffit de valider la demande pour qu’elle soit directement transmise au recteur. 

Le dossier du candidat est ensuite passé au peigne fin. Les membres de la commission analysent les vœux des candidats pour y trouver une cohérence dans le parcours que souhaite suivre l’élève. Mais d’autres critères sont également pris en compte : « Votre projet de formation, votre préférence, les acquis de votre formation et vos compétences afin de vous faire une proposition d’inscription dans une formation pour la rentrée », indique le ministère.

Accepter ou refuser la proposition

La commission doit ensuite faire le lien avec les formations restantes pour ne pas pénaliser les élèves encore en attente de réponse, qui restent prioritaires. Suivi personnalisé, rendez-vous avec un conseiller d’orientation, apprentissage, renvoi en phase complémentaire… La commission a différents choix possibles.

Néanmoins, c’est bien le candidat qui décide. Lorsqu’il reçoit une proposition, là encore, comme lors de la procédure initiale, le lycéen peut l’accepter ou la refuser. Certains jeunes pourront également demander à la Caes de réexaminer leur candidature notamment lorsqu’ils sont en situation de handicap, lorsqu’ils ont une famille à charge ou pour les sportifs de haut niveau afin que le recteur leur propose un établissement adapté à leurs besoins.

Attendre la phase complémentaire

En parallèle de la commission, une nouvelle phase complémentaire s’ouvre dès le 26 juin. Elle ne concerne pas seulement les élèves qui ont été refusés mais aussi ceux qui sont encore sur liste d’attente, ceux qui n’ont pas confirmé leurs vœux avant le 31 mars et ceux qui ne se sont jamais inscrits sur Parcoursup.

Cette phase « permettra de formuler des nouveaux vœux dans des formations où des places sont disponibles ». Les lycéens pourront sélectionner jusqu’à dix vœux. Lorsqu’ils recevront des réponses des établissements, ils auront désormais trois jours pour y répondre. Cette phase se déroulera jusqu’au 21 septembre.