Pour se préparer au bac dans des conditions optimales, mieux vaut privilégier une organisation sans faille et faire preuve de méthode. Pour vous aider à réviser au mieux les épreuves du bac ES, Orientations a recueilli les conseils des professeurs des matières aux plus gros coefficients.

Sciences économiques et sociales (SES), Histoire-géographie et mathématiques sont les trois disciplines aux plus forts coefficients pour le bac ES. Pour réviser ces enseignements bien souvent déterminants, Orientations a demandé aux professeurs des matières concernées, de livrer leurs pistes pour une organisation et des méthodes efficaces. De quoi vous aider à préparer au mieux votre bac.

Sciences économiques et sociales : une épreuve centrale

Avec un coefficient 7 (ou 9 si l'étudiant a choisi cette matière comme spécialité) et une durée de quatre heures (cinq avec l'option), les sciences économiques et sociales (SES) incarnent l'épreuve charnière de la filière ES. Les impasses sont donc déconseillées, tout comme pour le reste des enseignements, il en va de soi. Un moyen de réviser dans de bonnes conditions.

Selon Cédric Hounsou, professeur de SES à Nogent-le-Rotrou, « il faut privilégier des révisions courtes et actives, afin de ne pas perdre de temps notamment au profit des autres matières ». La méthode qu'il préconise est de « travailler les sujets tombés lors des sessions précédentes du bac en partie 1 de l'épreuve composée et en s'efforçant d'y répondre avec la méthode AEI (Affirmation-Explicitations-Illustration), en 15 minutes. Cela permet de travailler un ensemble suffisamment vaste de notions et de mécanismes en peu de temps, explique-t-il. L'exercice de rédaction permet également de soigner l'expression écrite et la qualité de l'argumentation. »

Le mois d'avril approche : une période tout indiquée pour amorcer ses révisions. Et « pour les procrastinateurs, il est encore temps de réagir ! Les notions du programme à maîtriser doivent être rassemblées dans un carnet répertoire, avec les définitions adéquates. Les écrire stimule la mémoire et ce travail permet de disposer d'un outil pratique qu'on peut avoir facilement sous la main pour des révisions rapides dans les transports, conseille Cédric Hounsou. Il est aussi possible de construire des fiches de révisions qui ne reposent pas sur le déroulé du cours. Les principaux axes à développer sont les notions à maîtriser, les faits à retenir, les mécanismes et enchainements, les indicateurs statistiques pertinents et les erreurs à ne pas faire. »

Par ailleurs, l'enseignant préconise le travail en commun : « se confronter en petits groupes me paraît être une façon efficace et ludique d'apprentissage. Les élèves s'échangent leurs fiches et chacun fait part de ses remarques : ce qui manque, ce qui est inutile... L'idée est ici de confronter les points de vue et les niveaux de compréhension, mais aussi de renforcer la force argumentative des élèves. Ainsi, non seulement les fiches se construisent et s'enrichissent mais les élèves sont plus susceptibles de se souvenirs des points centraux ou difficiles de chaque question du programme », conclut-il.

Epreuve d'Histoire-géographie 

Avec un coefficient égal à 5, l'épreuve d'Histoire-géographie n'est pas à négliger. Pendant quatre heures, les élèves de la filière ES vont devoir plancher sur deux sujets : une composition (sujet long noté sur 12 points) en Histoire ou en géographie et un exercice court (noté sur 6 points) portant sur la discipline qui ne fait pas l'objet de la composition : une étude critique d'un ou deux documents pour l'Histoire ou une production graphique pour la géographie.

Pour Nicolas Sananikone, qui encadre une classe de terminale ES dans un lycée des Yvelines, un « apprentissage régulier » est nécessaire toute l'année pour réviser et réussir l'épreuve d'Histoire-géographie. « Le programme est lourd. Il faut donc absolument cibler des personnages, des dates clés et des périodes, pour chaque chapitre en Histoire. En ce qui concerne la géographie, il faut maîtriser sur le bout des doigts les grandes notions qui tournent autour de la mondialisation, le fil conducteur du programme. »

Et pour réviser au mieux cette discipline déterminante de la filière ES, le professeur incite les élèves à « essayer de travailler, à chaque fin de chapitre, sur un ‘exemple type' de sujet de dissertation et sur une analyse de documents ». Cela permet de se préparer aux épreuves de juin. « A chaque fin de chapitre, je donne à mes élèves, l'un des deux exercices et je leur conseille de faire le type de sujet que je n'ai pas donné. Ils peuvent pour cela utiliser le manuel qui propose à la fin de chaque séquence des compositions type et des analyses de documents variées ».

Selon lui, « les élèves paniquent beaucoup car l'épreuve est relativement exigeante », raison pour laquelle, il encourage le « travail de groupes permettant de se faire des propositions de plans », mais aussi la production de « fiches et cartes mentales (schémas) pour bien résumer chacun des chapitres ». Un moyen d'éviter les erreurs récurrentes : « l'analyse de documents est souvent perçue comme compliquée car les élèves font souvent de la paraphrase, des anachronismes importants, citent le texte ou décrivent le document sans l'expliquer », regrette Nicolas.

L'épreuve de mathématiques

Tout comme celle d'Histoire-géographie, l'épreuve de mathématiques affiche un coefficient de 5 (ou 7 (si l'étudiant opte pour cette discipline comme enseignement de spécialité). Durant trois heures les terminales ES plancheront sur trois ou quatre exercices différents, notés entre 3 à 10 points.

Pour Aurélien Loisel, professeur de mathématiques à Elbeuf, il convient de « reprendre les exemples du cours, refaire des exercices et demander de l'aide au professeur ou à des personnes compétentes », en cas d'incompris. Pour organiser ses révisions, l'enseignant conseille « d'alterner les chapitres et d'éviter de rester trois ou quatre jours sur la même séquence. Il vaut mieux, dans le cas où un chapitre pose problème, le laisser de côté quelque temps et passer à autre chose ».

Par ailleurs, il ajoute que « le travail en groupe peut être efficace à condition de bien l'organiser : il faut travailler sur le même sujet et ne pas attendre des autres les réponses. C'est à l'élève de terminale de travailler dans son coin et ensuite, demander de l'aide à ses camarades si jamais il bloque sur une question. »

D'avril à juin, Aurélien Loisel, propose aux lycéens de « se fixer un objectif : faire un ou deux exercices de bac par week-end sur un chapitre pour se donner une idée de ce que l'on attend sur le sujet. Et l'on peut augmenter la dose à l'approche du bac, mais il ne faut pas faire cela pendant toute une journée, sous peine de saturer », d'autant plus que d'autres matières sont également à revoir. En effet, en terminale ES, les enseignements affichent tous des coefficients conséquents : ainsi la philosophie est coefficient 4 tandis que celui de la langue vivante (LV1) est de 3. Mieux vaut donc réviser uniformément chaque matière tout au long de l'année.