Une nouvelle journée de manifestations étudiantes et lycéennes contre la loi Travail s'est tenue aujourd'hui. Une fois de plus, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre sont à déplorer.

Alors que le projet de loi Travail est examiné aujourd'hui à l'assemblée nationale, une nouvelle journée de manifestations lycéennes et étudiantes s'est tenue dans plusieurs grandes villes de France. 

148 interpellations dans l'agglomération parisienne

Ce matin, 34 lycées étaient bloqués en France (blocage total ou barrage filtrant), selon le ministère de l'éducation nationale. Ils étaient 150 selon l'Union nationale lycéenne (UNL). Dans les deux cas, le nombre d'établissements bloqués a baissé, puisque le ministère en avait compté 167 lors de la précédente journée d'action, le 31 mars. 

A Paris, le mouvement a regroupé 3 400 personnes, selon la police. Une fois de plus, le cortège a été très mouvementé : 148 personnes ont été interpellées dans l'agglomération parisienne. Onze d'entre elles ont été placées en garde à vue. Des jets des projectiles et de peinture et des affrontements avec la police ont été observés. De leur côté, les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes puis ont chargé, à plusieurs reprises, pour disperser des groupes de jeunes cagoulés.

Port du Havre et gare de Rennes bloqués

D'autres manifestations ont eu lieu ailleurs en France, comme à Rouen (de 480 à 600 manifestants) et Marseille (1 500). Au Havre, la manifestation de 1 200 personnes a dérivé vers le port, et deux liaisons vers l'Angleterre, ainsi qu'une escale d'un paquebot de croisière, ont été annulées. Enfin, à Rennes, plusieurs centaines de manifestants sont descendus sur les voies ferroviaires au niveau de la gare, perturbant le trafic pendant plusieurs heures.

Par ailleurs, à Levallois-Perret (92), le hall du lycée Léonard-de-Vinci a été victime d'un incendie « volontaire », selon le ministère de l'éducation nationale.