Les manifestations étudiantes au Québec ne cessent de se multiplier et prennent de plus en plus d'importance, plus de 100 jours après leur lancement. Retour sur les 10 grandes dates qui ont donné naissance au "Printemps érable".

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Les manifestations étudiantes québécoises ont commencé dès le 13 février dernier.

20 mars 2011 : le ministre des Finances, Raymond Bachand, annonce que Québec augmentera les droits de scolarité à compter de septembre 2012.

13 février 2012 : les premières associations étudiantes votent en faveur de la grève générale illimitée.

22 mars : plus de 100 000 personnes participent à une manifestation pacifique, attirant l'attention sur un mouvement étudiant qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

20 avril : la police et les manifestants s'affrontent devant le Palais des congrès de Montréal, où se tient un salon de l'emploi pour le Plan Nord de Jean Charest. Plus de 100 manifestants sont arrêtés durant deux jours marqués par des accrochages violents nécessitant l'intervention de l'unité antiémeute.

23 avril : début des négociations entre le gouvernement et les regroupements étudiants afin de mettre fin au conflit qui dure maintenant depuis onze semaines.

27 avril : par le biais des médias, le gouvernement Charest propose, dans une "solution globale", d'étaler sur sept ans au lieu de cinq la hausse des droits de scolarité... mais de l'indexer au coût de la vie dès la sixième année, ce qui fait passer la hausse totale de 75 % à 82 %. Le gouvernement propose aussi d'ajouter 39 millions de dollars au régime des bourses. Ces propositions sont très mal reçues par les regroupements étudiants, et les manifestations relativement paisibles se poursuivent, notamment tous les soirs à Montréal.

18 mai : la "loi 78", qui restreint le droit de manifester, est adoptée. Montréal adopte aussi un nouveau règlement municipal qui interdit le port de masques durant certaines manifestations.

28 mai : les leaders étudiants et le gouvernement sont de retour à la table des négociations, à Québec.

31 mai : à la quatrième journée de négociations, la ministre Courchesne déclare que les discussions "sont dans une impasse".

2 juin : nouvelles manifestations dans les rues de Montréal, 48 heures après l'arrêt des négociations.