Comment choisir son bachelor ? Dans les deux derniers épisodes de notre dossier spécial bachelors 2016, nous avons vu comment bien définir son projet, puis comment identifier les écoles proposant des programmes de qualité. Aujourd'hui, Orientations clôture le sujet en abordant le thème de l'employabilité. 

La fin d'APB est proche. Les événements vont bientôt s'enchaîner : révisions, bac, résultats, dossiers pour les écoles, job d'été, vacances, recherche d'appart... Avant d'affronter cet intense programme, autant bien se préparer. A commencer par faire le choix de son bachelor pour la rentrée prochaine

Après avoir vu comment bien définir son projet, puis comment identifier un programme de qualité, Orientation vous aide à présent à comprendre les notions d'employabilité des bachelors.

Taux d'employabilité et salaires

Les classements des bachelors le prennent tous en compte : c'est le taux d'employabilité. Aucun questionnaire ne passe à côté de cette question essentielle pour déterminer une bonne école. Si les résultats sont parfois à prendre avec des pincettes, les écoles n'hésitant pas à gonfler un peu leurs statistiques, ils permettent toutefois de dégager quelques tendances. 

Ainsi, si on en croit les déclarations des formations, l'employabilité à la sortie d'un bachelor est excellente. Tellement excellente qu'il ne vaut mieux pas prendre ce critère trop au sérieux. En effet, sur ce classement établi par Challenges, 8 bachelors sur les 18 interrogés se targuent d'un taux d'employabilité à 6 mois de 100 %. Et quatre seulement annoncent moins de 95 %. Dans tous les cas, et qu'importe leur taux d'honnêteté dans les réponses aux questionnaires, les bachelors offrent de bonnes garanties d'embauche à leurs étudiants.

Une statistique plus fiable est celle des salaires. Dans le classement édité par Challenges, la rémunération brute annuelle des débutants s'échelonne de 23 000 à 38 200 €. Les anciens étudiants les mieux lotis (à partir de 35 000 € brut annuel) sont ceux de l'Essec, de l'Edhec, de Neoma à Reims, de l'EM Grenoble et de Montpellier Business School.

Labels professionnels

Pour dégager les compétences en professionnalisation, il est également possible de se référer aux reconnaissances professionnelles. Les bachelors peuvent obtenir deux labels différents, celui du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et celui d'une chambre de commerce et d'industrie (CCI).

Le label RNCP est bien souvent accordé, pour une période de un à cinq ans, aux écoles qui privilégient l'alternance. Cette certification professionnelle atteste des capacités à réaliser des activités professionnelles. Le label CCI est attribué quant à lui à des formations bachelor reconnues par l'Etat et pilotées par les chambres de commerce de d'industrie. 

Relations entre écoles et entreprises

Une autre manière d'anticiper son avenir professionnel est de déterminer les relations entre les formations et les entreprises. Différents classements des bachelors, comme celui de l'Etudiant, notent des critères allant en ce sens : durée des stages et missions, part d'intervenants professionnels dans le corps enseignants, ou encore nombre d'entreprises présentes sur les forums de recrutement organisés par l'école. 

Dans cette catégorie, sept formations sortent du lot : l'EGC Agen, la Toulouse Business School, le Bachelor ESG Finance (Paris), le Bachelor LCD (Paris), l'Inseec Bachelor (Paris), le Bachelor PPA (Paris) et l'école Audencia (Nantes).

Vous l'aurez compris : choisir un bachelor n'est pas simple. Une fois déterminé à suivre cette formation, reste à identifier celle qui sera le plus adapté à votre projet. 

Entrée dans la vie active ? Poursuite d'études ? Carrière ambitieuse ? International ? Autant de possibilités à ne pas sous-estimer avant de faire un choix final et de se lancer dans les inscriptions. Et surtout sans oublier de regarder les critères annexes. Les frais de scolarité des bachelors, par exemple, peuvent rapidement grimper assez haut.