Le marché des écoles spécialisées rassemble de nombreux acteurs dans divers domaines. Orientations vous donne quelques conseils pour bien faire votre choix, parmi l'éventail de formations envisageables.

C'est décidé, l'année prochaine, vous intégrerez une école spécialisée. Un moyen de bénéficier d'une formation professionnalisante en deux à cinq années après le bac. Il reste à trouver celle qui répondra au mieux à votre projet professionnel. Mais pour faire son choix, il convient d'abord de s'informer et de prendre en compte certains critères. Outre la réputation dont bénéficie un établissement sur internet ou auprès des professeurs et des professionnels du secteur, des indices comme la sélectivité et la reconnaissance sont à privilégier pour prendre la bonne décision.

Les programmes, les enseignants et les équipements

Les écoles spécialisées offrent des formations dans un large panel de secteurs : arts, esthétique, communication, journalisme, commerce, architecture ou encore paramédical. Il convient donc d'être un minimum informé sur les cursus et le niveau d'études nécessaire pour exercer dans le domaine visé. Ainsi, pour choisir son établissement, la première chose à faire est de vérifier que le programme et les enseignements proposés correspondent à ses attentes professionnelles.

De même, pour se faire une idée de la qualité d'une école, rien de tel que de se rendre directement sur place. Profitez des journées portes ouvertes, organisées par les établissements au cours de l'année. Elles permettent de rencontrer les membres de l'équipe pédagogique, professeurs et intervenants professionnels, et de visiter les locaux. Intéressez-vous aux moyens mis à disposition : logiciels, matériel technique, salles de cours... Sont-ils récents ? Correspondent-ils aux standards du métier ? Y en a-t-il suffisamment pour que chaque étudiant puisse travailler dans des conditions optimales ?

La sélection en école spécialisée

Le niveau de sélection peut-être un bon indicateur du sérieux de l'école. Plus elle est réputée exigeante, plus elle laisse présager d'un certain succès auprès des candidats. Globalement, les écoles spécialisées sélectionnent dans un premier temps sur dossier et entretien, et certaines complètent avec des épreuves écrites ou orales (français, langues, culture générale, mathématiques ou encore tests de logique). Mieux vaut donc bien s'informer en amont des épreuves à passer et miser sur l'entraînement et la préparation pour se distinguer.

A noter que la plupart des écoles artistiques ou culturelles exigent très souvent un book de travaux personnels. Cette dimension reste importante pour juger du sérieux de ces formations car elles témoignent de l'intérêt de l'établissement pour vos aptitudes et votre potentiel créatif.

Le coût d'une école spécialisée : publique ou privée ?

Les écoles spécialisées du supérieur se divisent en deux catégories : les publiques et les privées. La différence se joue sur plusieurs tableaux, dont le coût. Ce dernier peut souvent se révéler déterminant lors du choix de l'établissement. Quand les écoles publiques, subventionnées par l'Etat, affichent des droits d'inscriptions entre 200 et 600 euros, les frais de scolarité d'une école privée peuvent, eux, se chiffrer en milliers d'euros par an.

Un investissement qu'il faut être sûr de pouvoir rentabiliser à l'issue de sa formation. C'est pourquoi avant de s'engager, mieux vaut être sûr de son projet professionnel, et de l'existence de débouchés. Toutefois, des aides existent, sous formes de bourses ou de prêts étudiants personnalisés.

L'importance des labels et reconnaissances

Enfin, pour faire le bon choix, il est possible de se fier aux divers labels attribués par l'Etat ou par les professionnels d'un secteur. Ils constituent en effet des indicateurs fiables. Toutefois ces distinctions doivent être mises en perspective avec d'autres paramètres : une école peut ne pas être labellisée parce qu'elle est trop récente ou que ses enseignements répondent à des critères professionnels mais pas aux exigences du ministère de l'Education nationale.

La reconnaissance par l'Etat

La reconnaissance par l'Etat, le premier niveau existant, gage que l'école répond aux critères du ministère en termes de formations dispensées, de personnels d'encadrement et d'enseignants.

Cette reconnaissance, attribuée au minimum après la sortie d'une première promotion de diplômés, permet notamment aux étudiants d'obtenir des bourses d'Etat. A noter, la reconnaissance porte sur l'école, et non sur le diplôme délivré.

Le Visa

Le Visa porte sur le diplôme et permet son enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Délivré pour une période de un à six ans par le ministère de l'Education nationale, le Visa garanti la qualité de la formation par une enquête approfondie sur le sérieux des programmes et de la pédagogie. Un diplôme ou un titre visé par l'Etat a une valeur dans l'enseignement supérieur et permet ainsi les équivalences universitaires.

L'inscription au RNCP

L'inscription au RNCP peut aussi être un critère à prendre en compte. On parlait auparavant d'homologation, on la nomme aujourd'hui certification. Cette reconnaissance porte sur le niveau d'aptitude professionnelle attendu des diplômés, sur une échelle allant du CAP (niveau V) au bac +5 (niveau I).

A noter que l'inscription d'un titre au RNCP ne sous-entend pas une reconnaissance automatique de l'établissement par l'Etat, ni n'ouvre droit à une équivalence universitaire.

Le grade Master

Le grade Master, enfin, est délivré à quelques écoles délivrant un enseignement bac +5, autres que les universités, les écoles d'ingénieurs, ou les instituts d'études politiques (IEP). Synonyme de qualité de l'enseignement et de la pédagogie, cette reconnaissance permet d'offrir une vraie équivalence universitaire pour la poursuite d'études ou la reconnaissance du diplôme à l'étranger.

Dernière mise à jour : 2 avril 2015