De plus en plus de bacheliers et d'étudiants ayant déjà un pied dans l'enseignement supérieur choisissent d'intégrer une école de commerce, offrant des cursus en trois ou cinq ans. Orientation-Education vous donne quelques conseils pour bien choisir son futur établissement.

Intégrer une école de commerce, oui, mais laquelle ? Ce choix est toujours un moment délicat. Mieux vaut donc avoir toutes les clés pour choisir celle qui correspondra le plus à ses attentes et à son projet professionnel. D'autant plus que ces établissements affichent souvent des frais de scolarité élevés. Entre les labels, les classements ou encore les réseaux d'anciens, de nombreux critères de sélection sont à prendre en considération.

La reconnaissance et le visa de l'Etat

Les multiples labels entourant les écoles de commerce peuvent être publics ou privés. Une école peut d'abord obtenir la reconnaissance de l'Etat. Cette distinction récompense la pédagogie, l'administration, la gestion, les locaux et les équipements d'un établissement. Cette reconnaissance permet en outre aux étudiants de demander des bourses auprès des CROUS. Elle concerne principalement les écoles privées. Les établissements publics (gérés par les CCI), tels les ECS, sont de fait reconnus de droit par l'Etat.

Si la reconnaissance concerne les écoles, elle ne valide pas les diplômes, qui doivent être visés par l'Etat. La mention « Diplôme visé par le ministre chargé de l'enseignement supérieur » est délivrée pour un à six ans et récompense un enseignement de qualité. Seules les formations d'écoles reconnues au préalable peuvent recevoir ce visa, et seront alors contrôlées de manière régulière. 

La liste des écoles reconnues et des formations visées par l'Etat est consultable sur le site de la Commission d'Evaluation des Formations et Diplômes de Gestion (CEFDG).

Enfin, le grade Master (attribué à certains diplômes de niveau bac +5) permet quant à lui une reconnaissance européenne immédiate.

Par ailleurs, être membre de la Conférence des grandes écoles (CGE), qui regroupe écoles d'ingénieurs et de management, est un gage de qualité, car seules les écoles recconues par l'Etat et délivrant un diplôme en 5 ans de grade Master peuvent y prétendre.

Les accréditations internationales

Les autres labels, privés, n'ont pas de portée officielle mais sont un gage majeur de reconnaissance aurpès des entreprises et des marchés. Trois accréditations internationales sont particulièrement prisées, car très difficile à obtenir : celle (américaine) de l'Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB), le label britannique de l'Association of MBAs (AMBA) et l'European Quality Improvement System (EQUIS).

Recevoir la "triple accréditation", c'est-à-dire être certifié AACSB, AMBA et EQUIS est un but recherché par beaucoup de grandes écoles. Aujourd'hui, seules quelques dizaines dans le monde ont obtenu cette triple accréditation, dont 14 en France : 

  • HEC Paris
  • Audencia (Nantes)
  • Edhec (Lille, Nice)
  • EM Lyon
  • ESCP Europe (Paris, Londre, Berlin, Madrid, Turin)
  • Essca (Angers, Aix, Bordeaux, Paris, Cholet, Lyon, Shanghai, Budapest)
  • Grenoble Ecole de Management
  • Iéseg (Lille, Paris)
  • Insead (Fontainebleau)
  • Kedge (Marseille, Bordeaux)
  • Neoma (Reims, Rouen)
  • Skema (Paris, Lille, Sophia Antipolis)
  • Toulouse Business School
  • Rennes School of Business

Le réseau : un bon point pour la carrière

Le réseau aide les élèves à tisser des liens avec les anciens mais aussi avec les entreprises tout au long de leurs études. L'objectif de ce dispositif devenu essentiel pour les écoles de commerce : faciliter les recrutements des jeunes diplômés.

Ainsi, chaque réseau se définit comme un vivier de talents solidaire et efficace. Mieux vaut donc s'assurer que l'école de son choix entretient bien ses relations avec les anciens et affiche de belles collaborations avec les professionnels.

L'insertion professionnelle après une école de commerce

Ce critère doit être observé à la loupe. La plupart des écoles de commerce font volontiers part des chiffres d'insertion professionnelle de leurs diplômés. Les autres tendent parfois à éluder la question...

Ainsi, pour s'assurer de la valeur des taux d'insertion communiqués par les établissements, il peut être judicieux de prendre contact avec étudiants ayant terminés leurs études, et ce, pour obtenir des informations concrètes sur leur devenir.

Les classements : un critère de sélection secondaire

Les classements restent un moyen pour les candidats et leurs parents, d'établir une hiérarchie des établissements. Toutefois, il est toujours difficile de distinguer les particularités des uns ou des autres : pédagogie et formations souvent similaires, accréditations et partenariats identiques...

De ce fait, les classements doivent rester un outil d'aide à la décision et ne constituent pas le seul critère de sélection. Il est cependant possible de se renseigner auprès des professeurs, des intervenants professionnels ou des étudiants et diplômés, afin de se faire une opinion sur tel ou tel établissement.

L'école de commerce a un coût

Enfin, l'aspect financier peut se révéler important. Alors que les frais d'inscription des écoles de commerce peuvent être élevés dès la première année, une admission sur titre permet d'entrer en école de commerce après un cursus à l'université ou dans un établissement public.

Toutefois, de plus en plus d'écoles proposent des formations en alternance. Un moyen pratique pour les étudiants de financer leurs études, tout en se professionnalisant. Seule condition : trouver un employeur et signer son contrat. Et c'est souvent à ce niveau que les réseaux entretenus par les établissements se révèlent d'une grande aide.