Dans une interview accordée à News Tank Education, Hervé Biausser, directeur de l'Ecole Centrale de Paris, évoque la création de CentraleSupélec.

L'Ecole Centrale de Paris et Supélec ne feront bientôt qu'une. Les deux écoles viennent d'officialiser leur fusion, après l'alliance lancée en 2008. Dans une interview accordée à News Tank Education, Hervé Biausser, directeur de l'Ecole Centrale de Paris, évoque l'avancement de la situation et parle de « la mise en place d'un cursus commun dès 2017 ».

Malgré l'avis négatif du Cneser

Le décret de création serait actuellement « dans les circuits ministériels », atteste Hervé Biausser sur News Tank Education. « Il a auparavant été approuvé par les instances des établissements et est passé devant les instances consultatives », ajoute-t-il. Malgré l'avis négatif rendu par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, le directeur est optimiste : « l'avis du Cneser est purement consultatif », défend-il. Le décret devrait être publié au Journal officiel dans les prochains jours pour une application à partir du 1er janvier 2015.

Pour le directeur, ce rapprochement entre les écoles « n'est pas une fusion, mais bel et bien une création, explique-t-il à News Tank Education. Nous mettons en place une nouvelle structure et donc une nouvelle marque : CentraleSupélec. Dans ce cadre, le modèle de gouvernance est classique, c'est celui d'un grand établissement, comme l'Ecole Centrale. (...) La seule différence importante, c'est que nous appartenons désormais au secteur public », ajoute-t-il.

De nouveaux projets à Gif-sur-Yvette

En 2017, CentraleSupélec déménagera à Gif-sur-Yvette, en Essonne. Un campus qui sera composé de trois bâtiments : un ancien et deux nouveaux. « Les premiers temps seront donc consacrés à la consolidation de ce nouveau campus, tandis que l'essentiel du développement sera porté par nos sites de Metz et Rennes », explique le directeur à News Tank.

Mais le grand sujet, c'est la fusion des deux cursus et « l'idée de proposer une offre de formation commune à partir de 2017, annonce-t-il. Nous avons déjà commencé à travailler : nous venons de décider la fusion de nos départements des langues, et bientôt nous n'aurons plus qu'un seul directeur du département informatique. Les projets en commun se multiplient », conclut-il.