Pour quelques semaines, un semestre ou un an, des bourses existent pour aider les étudiants à poursuivre leur cursus à l’étranger.

Chaque année, plus de 60 000 jeunes partent à l’étranger en tant qu’apprenti, étudiant, stagiaire ou chercheur. Mais pour ceux qui hésitent encore faute de moyens financiers, il existe de nombreuses solutions. Plusieurs organismes, au niveau international, européen, national ou régional proposent des aides de quelques centaines d’euros. En fonction de la durée et du pays d’accueil, ce montant peut varier du simple au double. Mais attention, quelle que soit la destination, mieux vaut s’y prendre le plus tôt possible car les délais sont parfois très longs.

Erasmus + : la plus connue

Ce programme d’échange principalement dédié aux université européennes est désormais accessibles partout dans le monde. Le dispositif permet aussi bien aux étudiants comme aux stagiaires de bénéficier d’une aide financière mensuelle de 170 à 520 € par mois selon les destinations. 

Pour en bénéficier, les étudiants doivent directement en informer leur établissement afin de mettre en place les démarches nécessaires. Attention, les étudiants ne peuvent pas partir plus de douze mois au cours d’un même cursus (licence, DUT, master, BTS ou doctorat).

Bourses du ministère de l’enseignement supérieur : pour ceux qui partent en Europe

Cette aide financière s’adresse exclusivement aux étudiants qui partent dans un pays du Conseil de l’Europe. Au total, 47 pays sont membres : du Portugal à l’Azerbaïdjan en passant par l’Islande, la Moldavie, la Russie ou la Suisse. 

L’indemnité est versée aux étudiants éligibles à une bourse sur critères sociaux, comme c’est le cas en France. Dès le 15 janvier, les candidats peuvent constituer leur dossier sur le site du Crous. L’aide sera ensuite calculée en fonction de l’avis d’imposition. 

Aide à la mobilité internationale : pour les boursiers

L’aide à la mobilité est uniquement accessible aux étudiants boursiers. Quelques conditions sont également à respecter : être âgé de moins de 28 ans et partir entre deux et neuf mois consécutifs à l’étranger dans le cadre des études ou d’un stage.

En 2018, le montant de la bourse s’élevait à 400 € par mois. Elle est cumulable avec l’aide au mérite (mention très bien au bac). Tout comme pour le programme Erasmus, les élèves doivent déposer leur dossier auprès de leur établissement pour pouvoir en bénéficier. Chaque école à un nombre d’aide à la mobilité à respecter, il faut donc s’y prendre suffisamment en avance pour être sûr d’en bénéficier.

Aides spécifiques : pour les bac +3 à bac +8

Certains pays proposent des aides spécifiques à leurs étudiants français. C’est le cas de l’Angleterre, l’Allemagne ou les Etats-Unis qui attribuent des aides financières aux bac +3 voire aux doctorants.

C’est le cas du British Council, ou bourse de l’Entente Cordiale. Elle s’adresse aux élèves qui veulent poursuivre leurs études pendant un an dans une université anglaise à un niveau master. Le montant de l’aide peut atteindre 10 000 €. Les inscriptions ont lieu jusqu’au 14 juillet pour la rentrée 2018.


De son côté, l’Office franco-allemand pour la jeunesse propose une bourse de stage de 1 000 € maximum par mois. Elle s’adresse principalement aux élèves de master mais aussi aux étudiants en BTS ou aux futurs enseignants (à partir de la licence) qui souhaitent passer jusqu’à quatre mois en Allemagne.


Quant à la bourse Fulbright, encadrée par la commission franco-américaine, elle s’adresse exclusivement aux étudiants mais aussi chercheurs. Elle finance certains projets d’études et de recherche pour les doctorants. Le montant des bourses dépend de la durée du séjour (de deux à douze mois) et de la nature du projet. Pour s’inscrire, il suffit de se rendre directement sur le site du programme. Pour les étudiants de niveau master, le montant de l’aide peut atteindre 20 000 dollars.


Aides régionales : jusqu’à 450 € par mois

Régions, département et communes peuvent aussi aider les jeunes à partir à l’étranger. Pour cela, mieux vaut se renseigner directement auprès de son organisme.