En fusionnant, la Bourgone et la Franche-Comté ont renforcé leurs ambitions de développement de l’apprentissage. La nouvelle région compte plus de 18 000 apprentis dans 54 CFA.

Depuis 2016, la Bourgogne et la Franche-Comté ne forment plus qu’une seule et même région. Avant cela, les deux territoires menaient chacun une politique volontaire et ambitieuse en matière d’apprentissage. La création de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté n’a pas cassé cette dynamique. Au contraire, puisque 87,7 millions d’euros du budget 2016 sont alloués à l’apprentissage

Cette enveloppe permettra à la région de travailler sur plusieurs tableaux : la rénovation et le fonctionnement des CFA, l’accessibilité des bâtiments, l’acquisition de nouveaux équipements et l’attribution d’aides aux particuliers et aux entreprises.

En Bourgogne, l’alternance vise les secteurs porteurs

Malgré son dynamisme, la Bourgogne doit faire face au vieillissement de sa population. Les jeunes compétents sont donc recherchés pour répondre aux besoins des entreprises. Renommée pour son patrimoine et ses vins, la Bourgogne dispose d'un tissu d'industries très diversifié : métallurgie, agroalimentaire, mécanique… Elle est également le siège d'un savoir-faire unique dans le domaine de la conception et de la fabrication des composants industriels froids des centrales nucléaires.

De même, l'agriculture et la filière bois sont des activités à haute valeur ajoutée. Parmi les secteurs qui recrutent le plus d'alternants, les entreprises du bâtiment, du commerce et de l'hôtellerie-restauration proposent de nombreuses opportunités de carrières. Les industriels sont également de gros pourvoyeurs d'emplois. Ainsi, pour répondre aux besoins en main-d’œuvre, une trentaine de nouvelles formations en alternance ouvrent chaque année.

En Franche-Comté, tissu industriel et activités tertiaires

La Franche-Comté mise sur l’alternance pour continuer à se développer. La politique en matière d'apprentissage s’articule autour de plusieurs grandes orientations, comme l’élévation des niveaux de formation, la diversification des publics et des secteurs d’activité concernés... 

En 2015, la Franche-Comté a accordé une partie de son budget à l’augmentation du nombre de jeunes apprentis. Un investissement judicieux pour la région, puisque 70 % de ses apprentis trouvent une insertion durable à l’issue de leur apprentissage. Et de nombreux secteurs y privilégient l’alternance : commerce et services, agroalimentaire et alimentation, industrie, secteur du bois, automobile