Face au faible niveau d’anglais des élèves et étudiants français, le premier ministre compte leur financer des évaluations internationales.

D’ici trois ans, les lycéens et étudiants pourront passer des tests d’anglais officiels gratuitement. C’est en tout cas ce que souhaite le premier ministre Edouard Philippe. « Chaque étudiant à la fin de son lycée et au plus tard en fin de licence aura passé un test d’anglais de type Cambrige, IELTS, financé par l’Etat, et qui donnera donc un niveau reconnu partout à l’étranger », a-t-il déclaré le 23 février dernier, dans un discours présentant son plan de développement du commerce extérieur.

Situer son niveau d’anglais sur une échelle internationale 

Le but de ce dispositif est de mieux former les Français à la langue de Shakespeare, afin de faire de la France une nation exportatrice. Le financement de ces tests, qui peuvent coûter jusqu’à 200 euros aujourd’hui, sera dans un premier temps réservé aux étudiants et lycéens suivant un cursus à visée internationale. Ils permettront à ces jeunes de situer leur niveau en anglais selon une échelle internationalement reconnue. 

Le niveau des élèves français en anglais est loin d’être satisfaisant. Cécile Loyer, responsable de communication d’un département spécialisé dans l’évaluation des niveaux d’anglais, a indiqué à L’Etudiant qu’en fin de troisième, 71 % des élèves n’ont pas le niveau A2 requis (permettant de parler l’anglais en voyage). Elle précise également qu’à la fin du lycée, les élèves ayant le niveau B2 (intermédiaire) requis sont ceux ayant obtenu au moins 18/20  au bac d’anglais, alors que la moyenne nationale tourne autour de 12/20.

Un rapport sur la mise en place pratique de cette mesure a été commandé aux ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Il sera remis au chef du gouvernement en juin.