En France comme dans une bonne partie de l’OCDE, les jeunes de 15 ans se disent assez satisfaits de leur vie. Mais des problèmes d’anxiété sont toujours observées à l’école.

Les ados français sont parmi les plus satisfaits du monde. C’est ce qui ressort d’une étude menée dans 72 pays de l’OCDE auprès de 540 000 jeunes de 15 ans (niveau seconde, première). Ce nouveau chapitre de l’enquête PISA a été rendu public mardi 19 avril.

Les Français plus épanouis que la moyenne

Les jeunes Français évaluent leur satisfaction à 7,63/10. Dans le détail, 36,6 % d’entre eux se disent « très heureux dans leur vie » (note de 9 à 10/10) et seuls 7,4 % se donnent une note en dessous de 4. C’est plus que la moyenne de l’OCDE, qui enregistre tout de même un bon score : 7,31/10. 

Parmi les pays où les jeunes de 15 ans sont le plus heureux : le Mexique (58,5 % de très heureux), la Finlande (44,4 % de très heureux). Aux Pays-Bas, moins de 4 % des jeunes déclarent ne pas être heureux, alors que ce taux dépasse 20 % en Corée et en Turquie. 

Les filles sont plus angoissées que les garçons

L’OCDE note également que les garçons sont plus facilement très satisfaits que les filles (39 % contre 29 %). Une tendance qui se ressent notamment par le stress lié à l’école : 64 % des filles se sentent angoissées avant un contrôle, contre seulement 47 % des garçons.

L’école est un lieu de vie important pour le bien-être des élèves. Dans l’OCDE, 82 % des élèves de 15 ans pensent que « les autres élèves ont l’air de [les] apprécier ». Toutefois, 10,9 % déclarent subir régulièrement des moqueries et 8,9 % se sentent victimes de harcèlement scolaire par leurs camarades.

Accompagner élèves, parents et enseignants

Qu’est-ce qui peut pousser les jeunes à se sentir bien ou angoissés ? Les rapports avec les parents, explique l’OCDE, qui recommande de multiplier les bonnes relations en famille (dîner avec les parents, écoute et discussions). Mais le rôle des professeurs est également primordial. L’organisation appelle ainsi les pouvoirs publics à favoriser la formation des enseignants afin qu’ils repèrent et accompagnent « les élèves souffrant d’anxiété ».