Pour bien choisir son master 2, il faut avant tout avoir un projet professionnel bien défini. 

En master 2 pro comme en recherche, on dénombre une immense quantité de formations. Une offre pléthorique, qui se révèle parfois illisible pour les candidats et pour les recruteurs. En effet, de nombreuses filières aux noms différents recouvrent les mêmes compétences.

Quelle différence entre un M2 Contrôle audit, et un M2 Audit et Contrôle de gestion ? De même, entre les cursus Banque, Banque et assurance ou Métiers de la banque et de la finance... Pour clarifier l'offre, les filières commencent toutefois à s'organiser en créant des filières au nom unique afin d'assurer une meilleure visibilité.

Rester en accord avec son projet professionnel

Le choix d'un master 2 repose sur plusieurs critères. En premier lieu, il doit s'inscrire dans un projet professionnel défini : travailler dans la recherche, dans l'enseignement, la fonction publique, monter ou intégrer une entreprise, exercer en libéral... Autant de carrières qui ne s'improvisent pas et qui nécessitent une préparation en amont.

De plus, lors du recrutement, la question sera forcément abordée et pèsera lourd dans la balance, surtout en cas de concurrence féroce. En effet, en dehors de toutes performances ou considérations académiques, la réputation d'un master 2 se mesure sur un critère facilement quantifiable : la réussite de ses diplômés. Ces derniers restent les meilleurs ambassadeurs de leur propre cursus.

Ce principe simple, institutionnalisé depuis longtemps par les grandes écoles, commence clairement à se faire un chemin à l'université. A l'entrée, les recruteurs vont donc sélectionner en priorité les candidats les plus matures de ce point de vue. Des jeunes qui sauront convaincre qu'une fois diplômés, ils défendront efficacement les couleurs de leur formation sur la scène nationale et internationale.

Trouver la perle rare

Passeport pour l'entrée sur le marché du travail ou la réalisation de son projet de recherche, le master 2 doit être choisi avec soin. Au cours de ces recherches, pas d'autocensure ni de restriction. Au contraire. Il faut diversifier au maximum les sources d'information et ne pas hésiter à visiter les sites des différents campus afin de trouver le master 2 le plus adapté. A approfondir également, les UFR hors de son domaine de prédilection.

Certains proposent des formations transversales qui affichent un recrutement ouvert aux diplômés des autres spécialités et permettent ainsi l'acquisition d'une double compétence appréciée des recruteurs. Le travail préliminaire effectué, mieux vaut conserver une "short list" de cursus (une dizaine environ pour avoir le temps de préparer des dossiers de candidatures solides pour chacun) mélangeant les masters rêvés et des plans B, au cas où.

Pour faire son choix parmi la foule d'offres, plusieurs critères doivent être examinés à la loupe. Les débouchés, en premier lieu, se mesurent au devenir des anciens. D'autre part, les relations d'un master 2 avec les entreprises, partenariats, stages, création d'une Chaire, donnent un aperçu de la corrélation réelle du cursus avec le monde du travail.

En outre, les performances académiques comptent également : qui compose le corps professoral (enseignants-chercheurs, intervenants professionnels...), y a-t-il des partenariats avec d'autres formations, et des possibilités de passerelles ou de double diplôme ?

Enfin, l'encadrement joue pour beaucoup. Quels sont le programme commun et les options disponibles ? Combien d'heures de cours sont prévues ? Quel est l'effectif par promotion (40 maximum pour assurer un suivi personnalisé) ?

Se préparer en amont

Enfin, le choix du master 2 ne doit pas intervenir à la fin de l'année de M1. La réflexion concernant le projet professionnel et la marche à suivre pour le réaliser doit être entamée le plus tôt possible. En effet, devant le succès grandissant de certaines formations, la sélection à l'entrée requiert un dossier impeccable. Donc pour mettre toutes les chances de son coté, mieux vaut se construire un solide dossier en amont.

Concrètement, cette démarche signifie : étudier les critères d'admission de la formation en question et anticiper pour y répondre au mieux. Choix des options, réalisation de stages, sujet de mémoire...

Autant de critères qui pourront peser dans la balance, tant comme pré-requis indispensables à l'entrée en formation que comme preuve de votre motivation et de la cohérence de votre projet professionnel.