Pour booster leurs perspectives professionnelles, les bac+2 peuvent poursuivre leurs études afin de compléter leur formation. Pas de complexe à avoir : ces profils s'intègrent très bien dans les universités et les grandes écoles.

Depuis la mise en place du système LMD, les formations courtes ont vu leur paysage bouleversé. La disparition progressive des formations de niveau bac+2 à l'université au profit des licences générales et professionnelles ont ainsi favorisé l'accès aux poursuites d'études.

"Après un DUT notamment, le choix de continuer sa formation est de plus en plus fréquent. Les étudiants souhaitent avoir un diplôme de niveau bac+3 minimum, reconnu au niveau européen. D'autre part, les licences professionnelles sont très bien valorisées sur le marché du travail", détaille Julien Calmand, chargé d'études au Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq).

Licence pro, un petit plus qui fait la différence

Les centres de formation ont bien compris cet enjeu : la majorité des filières de formation en IUT proposent à leurs étudiants des licences professionnelles, en un an, après l'obtention du DUT, leur permettant de se spécialiser. "J'ai été encouragé par mes professeurs à continuer après le DUT Qualité, Logistique Industrielle et Organisation (QLIO), en me spécialisant dans l'informatique. Cette troisième année de formation a ainsi favorisé mon insertion professionnelle", raconte Jean-Hugues Carcenac, qui n'est pas passé par la case recherche d'emploi entre ses études et son embauche.

Car ces filières mises en place avec les entreprises de la région répondent précisément aux besoins d'un bassin d'emploi, un atout aussi auprès des étudiants.

Des diplômés BTS plus réservés

Les diplômés de BTS sont moins nombreux à continuer leurs études que les étudiants de DUT : ils sont 53 % contre 82 % des inscrits en IUT. Un état de fait qui résulte des programmes, mais aussi à l'origine des étudiants. "Souvent, ce sont les étudiants au projet professionnel précis qui sont encouragés à poursuivre après le BTS", explique Elisabeth Poinat, conseillère d'orientation-psychologue. Ces formations conviennent notamment aux étudiants souhaitant suivre des études supérieures, tout en préférant un cursus court.

Cela n'empêche pas les élèves motivés de s'orienter vers une licence professionnelle, voire de présenter les concours d'écoles d'ingénieurs, de commerce ou d'opter pour une licence ou un master à la faculté.

Dans ce cas, ce sont la motivation et les notes qui feront la différence. "La tendance, depuis 20 ans, est à l'allongement des études », indique Julian Calmand. Les passerelles entre les différents cursus ne cessent de se développer, et un BTS aujourd'hui ne ferme plus les portes de l'accès au bac+5.

Les écoles de commerce

Halte aux préjugés ! Les écoles de commerce ouvrent leurs portes aux titulaires de BTS ou de DUT, qui voient là un excellent tremplin pour élargir leur champ de compétences et accéder à un niveau bac+5. Il ne faut donc pas hésiter à contacter les écoles de commerce de votre choix, en fonction de leurs spécialités, afin de connaître leurs procédures de recrutement.

Si certaines privilégient l'examen du dossier et l'entretien, d'autres misent sur les tests et concours. Quoi qu'il en soit, sachez qu'un dossier scolaire irréprochable et une motivation à toute épreuve restent votre meilleur atout.

Attention toutefois aux dates limites d'inscription pour les concours communs. Même si des sessions sont prévues durant l'été, la majorité des écoles clôt leurs inscriptions entre fin mars et mi-avril !

Les écoles d'ingénieurs via la prépa ATS

Destinées aux titulaires d'un BTS, les prépas dites "ATS" (Adaptation Technicien Supérieur) préparent en un an - sans redoublement possible - au concours d'entrée des écoles d'ingénieurs. Il existe plusieurs filières : les ATS Biologie, Génie civil, Génie électrique - génie mécanique ou Chimie, génie des procédés.

Ouvertes à tous, les prépas ATS requièrent néanmoins un bon niveau en BTS pour éviter d'être dépassé par la somme de travail. Au programme : un nombre important d'heures de mathématiques, sans oublier la physique qui y trouve une place prépondérante. L'anglais et le français sont également de mise. Vous aurez également droit à votre lot hebdomadaire d'oraux après les cours. Le tout sur une période de huit mois avec, à la clé, les fameux concours ! Mais le jeu en vaut la chandelle, si vous vous en donnez les moyens.

Enfin, côté DUT, les diplômés sont souvent les bienvenus dans les écoles d'ingénieurs. Leur profil est adapté, raison pour laquelle les établissements n'hésitent pas à leur offrir une chance d'intégrer leurs cursus grâce à des concours dédiés et, si besoin, des sessions de remises à niveau.

Chiffre-clé

D'après la CGE, 28 % des étudiants de 3ème année de l'ensemble des écoles de commerce sont issus d'un BTS (11,8 %) ou d'un DUT (16,2 %). Dans les écoles d'ingénieurs, ils sont plus de 25 % à provenir de ces formations courtes (18,50 % pour les DUT et 7,21 % pour les BTS).

Dernière mise à jour : 15 janvier 2015