Le sociologue Baptiste Coulmont vient de dévoiler son analyse faisant le lien entre le prénom et la fréquence des mentions "très bien". Il en ressort notamment que 20 % des Adèle et des Diane ont obtenu une mention "très bien", contre 2,5 % des Sabrina et 3 % des Kevin, Jordan, Dylan, Cindy...

Dis-moi ton prénom, je te dirai la probabilité d'avoir une mention "très bien" à l'occasion de l'édition 2013 du baccalauréat. Depuis quelques années désormais, Baptiste Coulmont, sociologue de profession et auteur notamment d'une Sociologie des prénoms (La Découverte, 2011), étudie les liens entre le prénom et la fréquence des mentions "très bien" au bac. Il vient ainsi de révéler son analyse des noms des tout nouveaux bacheliers, après avoir compilé 338 000 prénoms de candidats ayant obtenu une note de 8/20 ou plus au bac général et technologique. Sur ce large panel, 8,6 % ont décroché une mention "très bien", avec une note supérieure ou égale à 16/20.

Les prénoms à mention "très bien"

De ce dessin de cet "espace social", il en ressort que 20 % des Diane et des Adèle ont obtenu une mention "très bien", tout comme près de 18 % des Juliette, Alice, Louise, Anne ou Alix.

Dans son post, Baptiste Coulmont affirme : "si l'on ne garde que les prénoms qui apparaissent plus de 30 fois dans la base, ceux qui sont associés à un taux énorme de mention "très bien" sont : Ulysse, Guillemette, Quitterie, Madeleine, Anne-Claire, Ella, Sibylle, Marguerite, Hannah, Irene, Octave, Domitille (qui sont entre un quart et un tiers à obtenir une mention)".

Les moins "bons" prénoms

A contrario, "seulement" 2,5 % des Sabrina, 3 % des Kevin, Jordan, Dylan, Cindy ont obtenu une note supérieure ou égale à 16 sur 20... Cette proportion n'est que de 4 % pour les Enzo et les Anissa... Le sociologue souligne que le prénom "indique - de manière imparfaite et floue - l'origine sociale de celles et ceux qui le portent, et la réussite scolaire est, en partie, liée à cette origine sociale"...