Comment obtenir une bonne note à son épreuve de sciences économiques et sociales (SES) ? Grâce aux témoignages de professeurs et de bacheliers ES, Orientations vous dévoile quelques astuces pour être efficace le jour J.

L'épreuve de sciences économiques et sociales dure quatre heures et affiche un coefficient 7 (8 pour les élèves ayant choisi cette matière en spécialité), soit le plus important du baccalauréat ES. Au cours de cet examen écrit, les élèves auront le choix entre deux types d'exercices : la dissertation ou l'épreuve composée (trois parties dont deux questions de cours, une question basée sur un document et une mini-dissertation à produire en se basant sur un dossier documentaire). Mieux vaut donc mettre toutes les chances de son côté pour réussir au mieux cette épreuve déterminante.

Arriver avec toutes les clés en mains

Les connaissances sont vos meilleures armes pour aborder l'épreuve d'économie dans des conditions optimales. Pour cela, il convient évidemment d'avoir révisé efficacement durant les derniers mois. Laura, qui a obtenu 14 à son épreuve commune et 18 en spécialité, estime qu'il « faut travailler régulièrement tout au long de l'année. L'idéal est de connaître les définitions et les théories par cœur, et pour la spécialité, de bien apprendre les biographies de tous les économistes. Il faut bien travailler les deux épreuves (synthèse et dissertation) parce celle que l'on préfère risque de ne pas tomber le jour J », poursuit-elle.

De son côté, Coline, qui a également décroché la note de 14 au bac, conseille aux élèves de « travailler au préalable chez eux sur des sujets blancs en prenant soin de faire une introduction, un plan et une conclusion. Une manière d'apprendre à rédiger vite, en ayant un squelette de rédaction parfait. » Il faut donc savoir aborder chaque type d'exercices. Pour cela Anna, qui a reçu un 15, estime qu'il est « nécessaire de bien retenir la méthodologie ». Autant d'atouts pour bien débuter cette épreuve.

Bien cerner le sujet

Pour Cédric Hounsou, professeur de SES en terminale, « la première des astuces est de lire les consignes qui permettent au candidat de bien cerner les attentes de chaque exercice. En effet, le hors-sujet vient plus souvent d'un mauvais cadrage des objectifs de l'épreuve que de la mobilisation des mauvais points du cours », fait-il savoir.

Lire l'énoncé une première fois, sans précipitation est donc capital pour s'en imprégner. Puis, il convient de le lire à nouveau afin de l'analyser en profondeur, tout en surlignant les idées fortes. Une étape essentielle qui peut prendre entre quinze et trente minutes.

Une fois le sujet choisi, il n'y a plus qu'à se lancer mais sans précipitations. Mieux vaut en effet prendre du recul.

Privilégier une organisation efficace

D'autre part, une bonne organisation passe par un espace de travail ordonné. C'est ce qu'explique Cédric Hounsou : « Il ne faut pas hésiter à retirer les agrafes du sujet et ne garder que les parties que l'on souhaite traiter. Pour les candidats concernés, on conseille de commencer le travail par la spécialité ‘Économie approfondie' ou ‘Sciences sociales et politiques'. »

Pour les autres, ceux qui ont choisi l'épreuve composée plutôt que le sujet de dissertation, l'idéal est de « commencer par traiter l'EC2 (‘Étude de document'), qui permet de se concentrer sur la nature particulière de cet exercice, c'est-à-dire l'exploitation du document uniquement à l'aide des savoir-faire, sans mobilisation des connaissances personnelles liées au cours ».

Pour le professeur, cette épreuve nécessite de « bien identifier les différentes parties ». En effet nombreux sont les candidats qui malgré eux font « un ‘panachage' des sujets en traitant celui de dissertation à la place de celui de l'EC3. Cela peut s'expliquer par le stress ou par des intitulés pouvant induire en erreur. En effet, lire ‘épreuve obligatoire' peut être confus pour certains élèves plus affectés à l'idée de passer des examens. Il faut donc prendre le temps de séparer le sujet que l'on traite de celui que l'on ne traite pas », conclut Cédric Hounsou.

Gérer au mieux son temps

Qui dit organisation dit gestion du temps. Or les quatre heures de composition passent vite. Il faut donc garder un œil sur l'heure et veiller à bien découper ses phases de travail. Ainsi il est conseillé de mobiliser dès le début de l'épreuve son esprit de synthèse. En effet, un sujet peut comprendre jusqu'à six documents.

Après une trentaine de minutes consacrées à la lecture, Anna conseille de « prendre environ une heure pour extraire des différents documents les informations liées au sujet. Puis pendant les trois-quarts d'heure qui suivent, il faut se consacrer à la problématique et à l'élaboration du plan ».

Puis, le moment est venu de passer à la rédaction. Laura estime que la meilleure solution est « d'écrire l'introduction et la conclusion sur son brouillon », avant de rédiger le reste de la copie. Enfin, une fois la rédaction terminée, un temps de relecture s'impose. « Prévoir quinze minutes pour relire, c'est obligatoire », estime Laura. « Il ne faut négliger cette étape car elle permet de corriger ses fautes et d'ajouter deux ou trois éléments », renchérit Coline.

Comment gagner des points ?

Il existe des astuces pour grappiller quelques points et proposer aux correcteurs une copie qui sorte du lot. Pour Laura, « cela peut être une bonne chose de prendre des exemples tirés de l'actualité pour faire une accroche. »

Un avis que partage Coline. Elle conseille notamment, de prendre l'habitude de « lire la presse spécialisée comme Alternatives Economiques. Cela permet de mettre au gout du jour ce que l'on étudie en cours et dans une dissertation cela peut vraiment se révéler payant. »

Selon elle, apporter un plus de culture générale permet en effet de produire de « bonnes introductions avec des références. C'est ce que le correcteur va vraiment lire de bout en bout donc il faut qu'elles soient bien ficelées », conclut-elle.

Dernière mise à jour : 30 mars 2015