Dès l'année de première, les élèves des séries générales doivent passer une série d'épreuves comptant pour le baccalauréat. En plus de celles de français et de sciences, une épreuve de travaux personnels encadrés (TPE) est également prévue. Orientations vous livre quelques pistes à suivre pour réussir vos TPE.

Les travaux personnels encadrés (TPE) reposent sur un travail pluridisciplinaire se rapportant à des thèmes définis au niveau national. Tout au long de l'année, les élèves étudient par groupe de trois à cinq sur un sujet libre touchant au moins deux disciplines. Une évaluation de type contrôle continu et une épreuve orale viennent conclure cet enseignement obligatoire en première générale.

Un enseignement à double étape

Avec son coefficient 2, l'épreuve de TPE a l'avantage de ne pas faire perdre de points : seuls ceux supérieurs à la moyenne sont comptabilisés pour le baccalauréat. C'est donc une chance d'obtenir facilement des points supplémentaires à l'examen.

Les élèves de première des séries générales (ES, L et L) sont évalués sur deux parties : la première notée sur 8 points, concerne le travail collectif mené au cours de l'année, dans le cadre du contrôle continu. Elle est attribuée par les deux enseignants qui encadrent le groupe d'élèves à raison de deux heures hebdomadaires, réparties sur 18 semaines. La seconde, sur 12, est attribuée pour la production et la synthèse personnelle, par un jury composé d'autres professeurs du même lycée.

Comment choisir son sujet de TPE ?

Lors de la première séance réservée aux TPE, les élèves doivent former des groupes et réfléchir à un sujet. Ce dernier peut être choisi de manière libre, mais doit entrer dans le cadre d'un des thèmes fixés par le ministère de l'Education Nationale. Il est possible de choisir parmi ceux communs aux trois séries ou ceux spécifiques à la filière ES, L ou S.

L'objectif est donc de sélectionner une idée qui convient à chacun, tout en prenant garde de ne pas se lancer sur un sujet d'étude trop commun ou trop difficile. Puis, il convient d'établir la problématique qui constituera le fil conducteur des recherches à mener au cours de l'année. Pour Cédric Hounsou, professeur de SES, également encadrant et jury de TPE, « il faut absolument commencer le travail dès les premières séances, en septembre. Le sujet et la problématique doivent être arrêtés au plus tard pour les vacances de la Toussaint ».

Selon les filières et les sujets, les informations peuvent être recueillies à divers niveaux : sur internet, auprès de centres d'études, dans les CDI et les bibliothèques ou directement sur le terrain. « De même, les recherches documentaires, les enquêtes et les analyses des étudiants doivent être prêtes avant Noël. Les élèves doivent penser à bien associer et équilibrer les deux disciplines du couplage qui leur est présenté, faire des enquêtes, des interviews... », conseille le professeur.

Par ailleurs, tout au long de l'année, ils doivent tenir un carnet de bord commun, à compléter à chaque fin de séance, en y faisant figurer les étapes de la démarche de recherche : choix du sujet, élaboration de la problématique, de la bibliographie ou encore la description des expériences effectuées. « La conception de la production finale et la réflexion sur la forme de l'oral doit être envisagée courant janvier-février », conclut le professeur.

De l'importance d'élaborer un bon « dossier »

Pour Cédric Hounsou, « à l'issue des 18 semaines, ce n'est pas un dossier qui est formellement attendu, mais une production. En effet, les élèves peuvent rendre un site internet, un reportage vidéo, une émission de radio, une maquette... » Autant de possibilités de présenter ses travaux autrement que via un dossier papier d'une vingtaine de pages. Mieux vaut donc privilégier un support qui puisse, si possible, se démarquer des autres. « Une forme originale est bienvenue », précise le professeur. Par ailleurs, la production doit répondre à la problématique élaborée en amont et surtout être structurée grâce à un plan adapté.

Néanmoins, il est fortement conseillé de rendre un dossier qui témoigne d'un travail personnel. En effet, il ne faut en aucun cas recopier bêtement des informations trouvées sur Internet : plagiat et informations erronées sont les risques auxquels les élèves peuvent se confronter. D'où l'importance de mentionner les sources. Enfin, chaque élève du groupe, doit rendre, en plus de la production collective, une synthèse individuelle relatant le travail mené au cours des 18 semaines. Ce sont les deux enseignants encadrants qui seront chargés de la notation.

Réussir son oral de TPE

La seconde partie de la note de TPE repose sur un exposé oral. Celui-ci se déroule en groupe, pendant environ 20 minutes, soit une prise de parole de 4 à 5 minutes par élève. Le but est de présenter au jury le sujet choisi en prenant garde de ne pas répéter mot pour mot ce qui a déjà été dit dans la production finale.

« La forme de l'oral est laissée au libre choix des élèves également, précise Cédric Hounsou. Ce peut être un exposé classique, un débat télévisé, une pièce de théâtre, un jeu télé... Encore une fois, l'originalité est attendue et valorisée. Les élèves doivent choisir de traiter l'ensemble de leur travail de recherche, ou un aspect essentiel ou important qu'ils souhaitent mettre en évidence. Ce peut être l'occasion également de corriger des erreurs qui seraient passées dans la production finale, cela sera valorisé par les évaluateurs.».

A l'issue de cette présentation, ces derniers sont amenés à poser des questions à chaque élève afin de mesurer l'investissement personnel, les difficultés rencontrées, la manière dont chacun s'est organisé, etc.

Cédric Hounsou conseille donc de miser sur « une bonne présentation, sans trop de lectures de notes et avec une bonne maîtrise du sujet. Les élèves doivent également bien équilibrer leur temps de parole respectif. Avoir des notes avec soi n'est pas un mal, en revanche lire ses notes sans lever la tête sera préjudiciable à une bonne note », conclut-il.