Les formations de niveau bac +5 ont le vent en poupe. Avec une expérience à la fois théorique et pratique, les diplômés bénéficient de très bons taux d'insertion professionnelle et présentent un profil apprécié des recruteurs.

Un bac +5, oui mais pour quelles raisons ? Ce niveau d'études revêt bien des enjeux : une formation qualifiante et souvent professionnalisante, de bons taux d'insertion professionnelle, des perspectives d'évolution élargies, des salaires plus élevés, ou encore un accès direct au statut de cadre... Orientations revient sur tous les avantages que vous aurez à poursuivre vos études jusqu'au niveau bac +5.

Qu'apportent les formations à bac +5 ?

Premier intérêt de ce niveau d'études, la spécialisation. Ainsi, les diplômés de bac +5 bénéficient d'une formation généraliste en début de cursus, qui tend à se resserrer sur un domaine de compétence particulier à son issue. Lorsqu'ils entrent sur le marché du travail, ils peuvent alors mettre en avant leur expertise dans la filière qu'ils ont choisie d'étudier durant cinq années. Une maturité qui reste très appréciée des recruteurs.

Qu'en est-il de leurs perspectives d'évolution ? Les diplômés bac +5 sont réputés pour gravir les échelons à une vitesse non négligeable. Ils accèdent ainsi à des postes à hautes responsabilités, ce qui est un facteur très valorisant. Dans son enquête intitulée « Les jeunes diplômés de 2013 : situation professionnelle en 2014 », l'Apec révèle que 68 % des diplômés de niveau bac +5 sont satisfaits de leurs perspectives d'évolution.

Côté salaires, ils n'ont pas à se plaindre non plus. Parmi les diplômés de bac +5 issus de la promotion 2013, l'Apec dévoile que 17 % d'entre eux se déclarent très satisfaits de leur rémunération, 54 % se disent satisfaits et 20 % plutôt satisfaits. Seuls 9 % ne le sont pas du tout. Un critère fortement lié au statut de cadre, qui s'adresse le plus aux diplômés de niveau bac +5. Ainsi, 23 % des recrutements de cadres réalisés en 2013 les concernaient.

Des taux d'insertion professionnelle élevés

Les diplômés de bac +5 ont un avantage de taille : ils bénéficient d'un taux d'insertion professionnelle élevé. Selon l'étude de l'Apec, 6 diplômés sur 10 issus de la promotion 2013 seraient en emploi en 2014.

L'enquête annuelle sur l'insertion des diplômés des grandes écoles réalisée par la CGE (Conférence des grandes écoles) va dans ce sens également. Les chiffres révélés en 2014 indiquent que 80,2 % des diplômés de la promotion 2013 des écoles d'ingénieurs occupent aujourd'hui un emploi. 75,1 % ont signé un CDI à l'issue de leur formation, et 76,1 % ont trouvé un emploi en moins de deux mois.

Pour les diplômés d'écoles de commerce de la promotion 2013, le taux d'insertion professionnelle atteint 81,3 %. Ils sont 76,9 % à avoir signé un CDI directement après l'obtention de leur diplôme, et 72,3 % à avoir été embauché moins de deux mois après la fin de leur cursus.

En va-t-il de même pour les diplômés de master ? Chaque année, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche réalise une enquête nationale sur l'insertion professionnelle des diplômés de l'université. D'après les chiffres révélés en 2015, le taux d'insertion professionnelle des diplômés de master toutes disciplines confondues s'élève à 90 %, trente mois après leur entrée sur le marché du travail.

Les secteurs qui recrutent le plus à ce niveau

D'après le baromètre de l'emploi Qapa publié en mars 2015, 34,52 % des employeurs situés en région Ile-de-France recherchent un niveau bac +5 lorsqu'ils embauchent un nouvel élément.

Mais quels sont les secteurs qui plébiscitent ce niveau d'études ? D'abord, l'Apec révèle que la grande majorité de ces diplômés empruntent la voie du privé (82 %), tandis que 18 % entrent dans la fonction publique. Dans le secteur public, ils trouvent un emploi dans les sciences humaines (49 %), la santé et le social (30 %), les sciences fondamentales (28 %), les lettres et les arts (24 %) ou le Droit et l'économie (20 %)...

Dans le secteur privé, 63 % des diplômés de niveau bac +5 percent dans le domaine des services, 24 % dans l'industrie, 8 % dans le commerce, 4 % dans la construction et 1 % seulement dans l'agriculture. Parmi les services, on trouve en premier lieu la banque et l'assurance, et en deuxième les activités informatiques. Dans le secteur industriel, ce sont l'automobile, l'aéronautique et le transport qui embauchent le plus.

De bon augure pour tous ceux qui désirent poursuivre leurs études jusqu'à un niveau bac +5.

Dernière mise à jour : 10 septembre 2015