Alors que la période actuelle suscite de profondes interrogations et bouleverse le secteur de l'éducation et de l'enseignement supérieur, Jean-Michel Blanquer a annoncé qu'il envisageait plusieurs scénarios pour le bac, qui devrait se dérouler du 17 au 24 juin prochain.

Interrogé par nos confrères de Franceinfo mercredi dernier, il a affirmé que "tout est sur la table" et que "rien n'est impossible". A la question d'un éventuel report du bac et du brevet, il a également déclaré qu'il serait possible de faire "évoluer" ces deux examens, s'il le fallait.

Car pour l'instant, le ministre table sur une reprise des cours dès le 4 mai prochain, au retour des congés de printemps. 

De plus, le Ministère a annoncé envisager la mise en place plusieurs dispositifs dans le cas d'une prolongation du confinement, à savoir des modules de soutien gratuits (fin août) pour les élèves en difficultés, ou encore un accompagnement spécifique des parents (avec rendez-vous téléphoniques hebdomadaires).

Quatre hypothèses pour le bac

En fonction de la durée du confinement, plusieurs hypothèses sont sur la table pour le bac ; aucune, n'a pour l'instant, été validée et revendiquée de façon officielle. 

la première, envisageable uniquement en cas de retour à la normale dans les prochaines semaines et privilégiée par le ministère de l'éducation nationale à l'heure actuelle, est celle d'un bac qui se passerait aux dates et lieux déterminés.

La deuxième hypothèse est celle d'un bac "sur dossier" ; avec la prise en compte du dossier scolaire dans sa globalité (bulletins de première, de terminale, appréciations des professeurs ...). Il s'agit d'une demande du SNPDEN, qui "souhaite d’emblée aller « au plus simple » et propose l’hypothèse d’un baccalauréat « sur dossier », exceptionnellement, pour la cuvée 2020." (Le Monde)

La troisième hypothèse est d'un éventuel report au mois de septembre.

Enfin, il est question de l'éventuelle prise en compte du contrôle continu, ou d'un éventuel allègement des programmes, et ce, que le bac ait, ou non, lieu comme cela était envisagé avant la crise.

Pas de changement pour les vacances d'été

Pour ce qui est des vacances d'été, Jean-Michel Blanquer a cependant annoncé, malgré de nombreuses rumeurs, qu'il n'envisageait pas de les rogner au profit d'un éventuel allongement de l'année scolaire.

En effet, une photo prise au smartphone de ce qui semblait être une lettre officielle, signée de la main et du nom du ministre de l'éducation, a circulé sur les réseaux sociaux. Cette missive expliquait qu'à la suite du confinement, il n'y avait pas d'autre choix que de décaler les vacances d'été, les faisant commencer le 31 juillet prochain, au lieu du 4 juillet.

Le ministre a démenti cette rumeur vendredi soir, dans le 19h45 d'M6.

 Il a également annoncé qu’il ferait un point sur le sujet du calendrier scolaire à la fin du mois.