A quelques heures de la publication des résultats du bac 2018, le stress monte pour les 753 148 candidats. Mais pour certains d’entre eux, les vacances devront attendre quelques jours de plus. Rien n’est encore perdu. Voici cinq conseils pour assurer le jour des rattrapages et décrocher le fameux sésame. 

Vendredi 6 juillet, chaque académie dévoilera la liste des lauréats du baccalauréat 2018. Les résultats seront affichés, dans la plupart des cas, dans la matinée, à partir de 8 heures pour la Réunion mais pas avant 18 heures pour l’académie de Rouen. Parmi les malchanceux, seuls ceux qui auront obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10 sur 20 pourront passer les oraux de rattrapage. 

Les candidats auront alors quelques heures pour choisir les deux matières qu’ils repasseront dès la semaine prochaine face à un examinateur. Le but : gagner le plus de points possibles pour faire remonter sa moyenne et obtenir son bac. Pour cela, connaissances, rigueur et motivation sont indispensables. 

Avoir une bonne attitude 

Comme pour chaque oral, il faut impérativement faire bonne impression. Même si la tenue vestimentaire compte (pas de tongs, de short, de casquette…), la politesse est également indispensable. « Il faut être présentable et bien se tenir », confirme Frédéric Simon, professeur d’histoire-géo au lycée Sainte-Marie-du-Port aux Sables-d'Olonne en Vendée.

Mais attention à ne pas en faire trop. Les examinateurs sont surtout là pour évaluer les connaissances des élèves. « Un candidat qui n’arrête pas de tchatcher, ça ne marche pas, admet le professeur, ce qu’on attend ce sont des réponses aux questions posées, c’est tout. » 

Considérer l’oral comme une discussion

L’entretien dure généralement 40 minutes, dont 15 minutes d’exposé et 5 minutes de questions. Un laps de temps très court qui doit inciter les élèves à aller à l’essentiel en se focalisant sur le plan, les notions importantes, les définitions, les formules scientifiques… Sans se perdre dans les détails.

D’après l’enseignant, l’oral est un jeu de dialogue : il faut considérer que l’on explique une idée à quelqu’un qui ne connaît pas le sujet et qui souhaite en savoir plus. « Il faut montrer qu’on sait des choses, qu’on a compris le cours et qu’on est capable d’en discuter. »

Etre méthodique et organisé

Pour cela, mieux vaut être bien organisé. Les candidats ont seulement 20 minutes pour préparer leur brouillon et répondre à la question posée. Sachant que généralement, pendant qu’un candidat se prépare, un autre passe l’oral. Il faut donc rester concentré. « On commence par relire la question et la réécrire, cela permet de se mettre dans sa bulle », conseille Frédéric Simon.

Ensuite, c’est la rigueur qui fera le reste. Chaque partie doit avoir sa propre page. « On y note les idées principales, quelques mots-clés et c’est suffisant. » Autre astuce : penser à numéroter ses pages. « Rien de pire qu’un élève qui se perd dans ses brouillons et qui ne retrouve pas son plan », tranche le professeur.

Anticiper les questions

Lors de la préparation, le candidat doit également tenter d’anticiper les questions de l’examinateur. S’il faut dire l’essentiel et être clair dans ses propos, il ne faut pas hésiter à garder quelques exemples ou quelques arguments de côté, l’examinateur pourrait y revenir par la suite. En bref, avoir une longueur d’avance pour « orienter l’examinateur vers ce que l’on connaît ». 

Tout comme il vaut mieux éviter de négliger l’introduction et encore moins la conclusion. La première donne le cadre et permet à l’examinateur de rentrer dans le sujet et la seconde clôt le discours. Or, l’examinateur rebondit souvent sur ces dernières phrases. « Il faut ouvrir son propos vers un sujet que l’on maîtrise comme une actualité parce qu’il y a de fortes chances que l’examinateur veuille creuser le sujet », indique l’enseignant.

Ne pas se laisser impressionner 

Enfin, si pour certains l’oral n’est qu’une formalité, pour d’autres, il demande une réelle maîtrise de soi. Surtout lorsque l’examinateur apparaît fermé et désintéressé vis-à-vis des propos du candidat. « Même si c’est difficile, il ne faut pas se laisser déstabiliser. Il faut se dire qu’il s’agit de notre seconde chance et qu’il faut absolument la saisir », explique Frédéric Simon.

Une motivation qu’il faut également conserver lors des questions. Si l’examinateur pose une colle, mieux vaut être honnête et répondre que l’on ne connaît pas la réponse. « Là encore, il faut rester poli et demander à l’examinateur de reformuler la question. » Mais inutile de s’infliger une pression supplémentaire : « Les examinateurs ne posent que des questions de cours, ils ne sont pas là pour piéger les candidats. »