Les filières courtes facilitent l'insertion professionnelle. Les jeunes diplômés disposent donc de véritables opportunités, même si les débouchés varient en fonction des secteurs.

"Ce sont des profils très concrets, très terrain", apprécie Fabien Mulliez, ancien responsable des ressources humaines chez Décathlon. "Ils sont dotés d'une bonne réactivité." Personne ne conteste, les bac+2 sont particulièrement bien préparés au monde professionnel. Les chiffres le prouvent : 76 % des BTS ont un emploi sept mois après leur sortie, et la moitié des DUT trouvent leur premier poste en moins de deux mois.

La restauration et les banques recrutent

Les jeunes diplômés spécialisés dans l'hôtellerie restauration comptent parmi les chouchous des recruteurs. Ce secteur est un des rares à avoir augmenté ses effectifs en 2009: le nombre d'emplois, tous profils confondus, a progressé de 6 % au cours du dernier trimestre.

Autres profils recherchés par les employeurs : les BTS et DUT des métiers de la banque. Les établissements de crédit offrent toujours d'importantes perspectives d'emploi. 35 000 personnes ont ainsi été recrutées en 2008. Parmi les salariés embauchés, 42 % détiennent un bac+2 ou un bac+3.

La situation n'est cependant pas la même pour tous. Certains secteurs privilégient aujourd'hui les diplômés de niveaux master. "Il y a une tendance à augmenter le niveau de qualification, surtout en période de crise" explique Christian Darantière. "C'est le cas des métiers de la communication pour lesquels les recrutements s'effectuent plus à bac+5."

L'industrie au ralenti

Si l'industrie fait grise mine actuellement, les transports et la logistique font figure d'exception. Les créations d'emplois se poursuivent dans cette branche : le nombre de salariés devrait augmenter de 3 % au cours de la fin de l'année.

"Même si les embauches sont aujourd'hui ralenties, l'industrie est habituellement un secteur qui recrute", nuance le directeur délégué de l'Afij. "Généralement, les jeunes issus d'une formation industrielle s'insèrent plus facilement sur le marché de l'emploi que leurs homologues du tertiaire", appuie Julien Calmand chargé d'études au Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications). Le bâtiment, la chimie et la mécanique sont traditionnellement des employeurs importants.

Pour augmenter ses chances de trouver un emploi, mieux vaut élargir ses recherches. "Il ne faut pas se limiter aux grands groupes" conseille Catherine Beudon, responsable emploi formation de l'Union des Industries Chimiques. "Prospectez les petites et moyennes entreprises de votre région. La chimie est une industrie technique qui a besoin de jeunes qualifiés. Les BTS/DUT représentent entre 20 et 25 % de nos salariés."

Se former pour mieux évoluer

Les bac+2 ont tout intérêt à suivre des formations en interne afin d'obtenir plus de responsabilités. "Ils se trouvent en concurrence avec des diplômés d'école de commerce ou d'ingénieur", indique Fabien Mulliez. "Pour progresser dans l'entreprise, ils ont besoin d'acquérir des compétences en management et en gestion."

L'évolution de carrière prendra plus ou moins de temps selon le milieu professionnel. "La progression interne est plus facile dans le commercial que dans les domaines plus techniques comme la comptabilité, ou la production" précise Christian Darantière.