Le programme Erasmus espère encourager davantage d’étudiants à partir à l’étranger.

En 2018, le programme Erasmus mise sur la séduction. Plus de 40 000 étudiants français bénéficient chaque année de la bourse Erasmus+. Mais partir à l’étranger a un coût. Pour aider les étudiants encore un peu hésitant, Erasmus va augmenter ses bourses de 30 à 70 € par mois et de 60 à 300 € pour les bourses de stage

Une augmentation en fonction des pays

Cette augmentation sera proportionnelle au coût de la vie des pays d’accueil. L’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, le Liechtenstein, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède font partie des pays où le niveau de vie est cher. Les étudiants pourraient donc toucher jusqu’à 370 € et jusqu’à 520 € pour les stagiaires. 

Pour les étudiants des autres pays d’accueil (espace économique européen, Turquie et Macédoine), les bourses seront au minimum de 170 € et de 320 € pour les stagiaires. En plus de la bourse Erasmus, les étudiants pourront continuer à bénéficier de la bourse sur critères sociaux et des autres aides de financement. 

La France, leader des pays d’origine

Le but de l’Union européenne est d’aider 11 000 étudiants d'ici 2020. Elle espère même doubler ce chiffre d’ici 2025. Cette année, environ 47 795 Français ont bénéficié de la bourse Erasmus. C’est plus qu’en 2016, où ils étaient 40 910. 

L’Union européenne a d’ailleurs annoncé que les étudiants français étaient les plus nombreux à partir à l’étranger, devant l’Allemagne et l’Espagne, en 2016. Erasmus prévoit aussi de proposer de nouvelles destinations en-dehors de l’Union européenne, dès l’année prochaine, pour les étudiants en stage.

Augmenter les budgets de l’UE

Néanmoins, cette année, seuls 72 % des étudiants français qui en avaient fait la demande, ont bénéficié de cette aide à la mobilité. Concernant les bourses de stages, les deux tiers l’ont obtenu. Pour faire face aux demandes, l’Union européenne a augmenté ses budgets. Cette année, il a augmenté de 7,5 % par rapport à 2016, ce qui correspond à un total de 2,27 milliards d’euros.