Depuis plus d’un an, les étudiants attendent le remboursement de leur dette.

Il y a plusieurs mois, des étudiants américains ont contracté des prêts de plusieurs milliers de dollars pour entrer dans des « universités à but lucratif ». Aujourd’hui, 95 000 dossiers d’annulation de dettes doivent être examinés par le ministère de l’Education américain.

Des écoles mensongères

La majorité de ces étudiants viennent de Corinthian Colleges et ITT Tech. Deux universités qui ont fermées leurs portes en 2015 et en 2016. 

Ces écoles arrivaient à convaincre des milliers d’élèves de s’inscrire, sans leur fournir aucune information sur le taux de réussite aux examens, ni sur l’avenir professionnel des diplômés. Pire, ces universités prédisaient de fausses promesses d’emplois et délivraient des diplômes sans valeur aux étudiants. « Si on vous a promis un travail que vous ne décrochez pas, on vous a trompé, escroqué », estime le sénateur démocrate Richard Durbin.

Une procédure très longue

Il y a plusieurs années, un organisme indépendant lance une enquête sur l’université du groupe Corinthian Colleges et alerte les autorités. En 2015, le groupe fait faillite après avoir été condamné à verser une amende d’1,1 milliard de dollars pour publicité mensongère et fausses déclarations

Le gouvernement décide alors d’aider ces étudiants, abandonnés par leur école, en facilitant les démarches d’annulation de leur dette. Cette loi est abrogée en début d’année. Et depuis janvier, aucune demande n’a été approuvée. 

Plus de 130 milliards de dollars

« Les écoles font pression pour limiter le nombre de dossiers acceptés et s’assurer qu’elles n’auront pas à rembourser », explique Clare McCann, spécialiste de l’enseignement supérieur au New America. 

Au total, ces dettes représentent un montant de plus de 130 milliards de dollars. Un nouveau texte de loi devrait être validé dans un an pour accélérer la procédure.