Depuis que le Royaume-Uni a pris la décision de quitter l’Union Européenne, 2 300 universitaires européens ont quitté le Royaume-Uni.

Le 24 janvier 2016 : le Royaume-Uni vote par referendum la sortie du pays de l’Union européenne (UE). Le 6 janvier 2018 : le journal britannique The Idependent rapporte que plus de 2 300 universitaires européens ont quitté le pays en 2017. Coïncidence ? Probablement pas. 

Plus éligibles aux bourses de recherches ?

Premier élément permettant de mettre en lien les deux informations : la très forte augmentation de ces départs. L’année 2017 a enregistré 19 % de départs d’universitaires européens de plus que l’année 2016. Les statistiques rapportées concernent 105 universités britanniques. 

Dans une interview à The Indepedent repérée par Le Monde, Maike Bohn, explique en outre que les jeunes universitaires craignent notamment de ne plus être éligibles aux bourses européennes de recherche après le départ effectif du Royaume-Uni de l’UE, le 29 mars 2019. Ils ne savent pas non plus si leurs qualifications seront toujours valable après cette échéance.

L’universitaire allemande était auparavant employée par l’université de Brisol et le Saïd Business School, à Oxford. 

Moins d’inscriptions d’étudiants européens

Parmi les universités les plus concernées par ces départs, on retrouve des noms prestigieux, comme les universités d’Oxford (230 départs), Cambridge (173) ou le King’s College de Londres (139). Dans un rapport, la British Academy voit en ces départs une menace pour le Royaume-Uni, qui compte environ 25 400 universitaires européens.

Par ailleurs, le Brexit a aussi ses effets sur le nombre d’étudiants européens. Le Monde rappelle qu’à la rentrée 2017, le nombre d’étudiants des autres pays de l’UE ayant postulé dans une université britannique avait baissé de 5 % par rapport à 2016.