Alors que certains examens devaient commencer cette semaine, certaines universités ont été contraintes de les annuler suite au blocage des étudiants.

La mobilisation contre la réforme sur l’accès à l’université se poursuit. Après plusieurs mois de blocage, le maintien des examens de fin d’année reste en suspens. Si certains présidents d’université ont préféré anticiper les débordements en délocalisant les examens, dans plusieurs établissements ils ont dû être reportés

Réorganiser les examens

A Nanterre comme à Rennes 2 où le mouvement de contestation est omniprésent depuis début mars, les présidents d’université ont préféré réorganiser les examens. En début de semaine, ils ont prévenu les étudiants que les partiels seraient bien organisés mais sous différentes modalités.

Après concertation avec l’administration, Jean-François Balaudé a annoncé la délocalisation des partiels. Alors qu’ils devaient commencer lundi 7 mai à Nanterre, le président n’a pas encore indiqué où et quand les examens pourraient se dérouler. Néanmoins, dans son communiqué, il a précisé que des devoirs maison seraient proposés aux étudiants n’ayant pas eu de notes en contrôle continu.

A Rennes 2, les partiels se dérouleront du 17 au 28 mai. Le président devrait informer les étudiants sur les modalités à venir. Mais des évaluations alternatives ou de remplacement sont déjà prévues, comme des épreuves écrites réalisées à distance, un « dossier maison » à rendre ou un oral par visioconférence.

Les partiels perturbés et annulés

Ailleurs, les examens qui ont débuté cette semaine ont été mouvementés. L’université de Nancy n’a pas hésité à faire intervenir les forces de l’ordre pour empêcher les bloqueurs d’entrer dans l’université. Malgré quelques heurts avec les étudiants, les examens ont pu se dérouler correctement.

Ce qui n’a pas été le cas à Paris 1 ou à Strasbourg. Les universités n’ont pas échappé aux débordements. A Strasbourg, plus de 700 étudiants n’ont pas pu entrer dans leur salle d’examen à cause d’un bâtiment entièrement bloqué par des contestataires. Dans la nuit, les CRS ont dû intervenir pour déloger les étudiants qui avaient voté l’occupation de leur fac quelques heures plus tôt. D’après les informations de France Info, l’administration chercherait à déplacer les examens avec la présence d’une sécurité policière. 

A Paris 1, les étudiants du site de Tolbiac ont tenté de passer leurs partiels à Rungis. Plusieurs bloqueurs ont réussi à entrer dans le bâtiment pour empêcher la tenue des examens tout en incitant les étudiants à rendre copie blanche. Dans leur communiqué, le comité d’action autonome de la Sorbonne a rappelé qu’il s’agissait du « seul moyen de permettre aux étudiants de participer pleinement au mouvement ». Le comité encourage également les étudiants à reproduire ces actions dans les lieux où se déroulent les partiels. Malgré les contestations, l’université a décidé de reporter les examens à la fin du mois voire en juin.