Dans le cadre d'un apprentissage ou d'un contrat de pro, l'étudiant passera un à trois ans en entreprise, en alternant avec des périodes de cours. Pour que lui et ses employeurs sortent gagnants, il est important de trouver la bonne formule dès le départ.

Première étape : accéder aux besoins des entreprises. Les écoles et les universités multiplient les partenariats avec le monde professionnel, et reçoivent de nombreuses offres. "Soit nous envoyons directement les CV des étudiants aux entreprises, soit nous les laissons postuler", explique Sylvie Castello, responsable du pôle apprentissage à Dauphine.

Ainsi, Sonia, étudiante en BTS assistante de direction en alternance, n'a presque pas eu à chercher. "L'école m'a organisé des entretiens dans deux entreprises, et j'ai pu choisir celle qui me convenait le mieux."Mais les établissements ne disposent pas toujours de suffisamment de partenaires. L'alternant peut également avoir une idée très précise de la société dans laquelle il souhaite travailler.

Multiplier les canaux d'informations

De nombreux moyens existent pour se renseigner sur les besoins en alternance des entreprises. Les forums de recrutement, par exemple, permettent de rencontrer directement les services de ressources humaines. Dans les régions, les "Points A" des CCI recensent les offres d'apprentissage.

Depuis son ordinateur, il est également possible de consulter les sites "emplois" mis en place par les branches professionnelles, ou les pages dédiées à l'alternance des portails "carrières" des entreprises. Sans oublier le site de Pôle Emploi, qui répertorie quantité d'offres en alternance, ou encore les Pages Jaunes, qui permettent de repérer des entreprises auxquelles il est possible d'envoyer une candidature spontanée.

Quoiqu'il en soit, contacter un maximum d'entreprises et multiplier les canaux d'information ne suffira pas forcément pour trouver un contrat en alternance. Il faut en effet vérifier également l'adéquation entre ses besoins et l'activité de l'entreprise...

Bien s'informer sur l'entreprise

Le but n'est pas en effet d'avoir une entreprise "à tout prix". "L'étudiant doit déjà poser quelques restrictions à sa recherche : une limite géographique, choisir son secteur d'activité, se demander s'il préfère travailler dans une grande ou une petite entreprise. Ensuite, il peut contacter un maximum de sociétés qui correspondent à ses critères",conseille Louis-Joseph Brossollet, chargé de mission, partenariats et stratégie, directeur de la formation continue à l'université de technologie de Troyes (UTT).

Pouvoir choisir

Lorsqu'il s'agit de passer une, deux ou trois années dans une société, mieux vaut avoir un maximum d'informations dès le départ. "Je voulais travailler dans la banque, et j'ai fait plusieurs entretiens pour découvrir ce que proposait chaque établissement", raconte Alexandre, qui a réalisé son alternance au poste de responsable de marché des particuliers d'un grand groupe bancaire. Accepté par plusieurs employeurs, le jeune homme avait choisi celui dont les missions débouchaient sur le poste qui l'intéressait. Bref, lorsque le futur apprenti a le choix de l'entreprise, il faut étudier les possibilités offertes par le poste, et demander conseil à son école.

Des contrats avantageux

Certaines entreprises connaissent mal l'alternance. L'étudiant peut donc convaincre en présentant les nombreux avantages induits. Pour cela, les organismes de formations fournissent à l'étudiant un livret détaillant les avantages du système, notamment financiers.

Pour l'apprentissage, la formation est payée par la taxe d'apprentissage dont s'acquittent toutes les entreprises. Le salaire de l'apprenti, compris entre  25 % à 78 % du SMIC, est exonéré de charges sociales, et une aide de la Région, ainsi qu'un crédit d'impôts de 1 600 euros (2 200 euros pour l'accueil d'un apprenti handicapé) s'ajoutent. Le contrat de professionnalisation s'appuie sur le budget formation des entreprises et bénéficie de l'exonération de certaines cotisations patronales et d'aides spécifiques.