Malgré une baisse, le nombre de candidats n’ayant pas reçu de proposition pour la rentrée reste très important. 

Les bacheliers sans formation pour la rentrée restent nombreux. Selon un communiqué du ministère de l’enseignement supérieur daté de vendredi 21 juillet, malgré une baisse, ils sont toujours 65 431 en attente de proposition pour septembre.

La procédure complémentaire comme dernière chance

Parmi eux, 26 651 ont postulé « uniquement dans des filières sélectives pour lesquelles leur candidature n’a pas été retenue », et 38 780 n’ont reçu « aucune proposition sur les vœux formulés sur APB ». Pour eux, il ne reste que la procédure complémentaire, puisque la troisième phase d’admission a pris fin le 19 juillet. Parmi ces candidats figurent également des étudiants ayant été reçus dans un établissement hors APB mais ne s’étant pas désinscrits de la plateforme.

Ouverte jusqu’au 25 juillet, la procédure complémentaire propose 187 000 places dans l’enseignement supérieur, en filière sélective ou non. Le 21 juillet, seuls 22 891 candidats y étaient inscrits. 

A noter également que les bacheliers sans proposition sont bien plus nombreux titulaires d’un bac technologique (11 688) ou professionnel (23 615) que général (2 699). 

Le tirage au sort fait des dégâts

Selon les informations du Monde, environ 10 000 candidats ont été refusés dans la licence universitaire qu’ils demandaient en premier vœu dans leur académie, dont un quart de bacheliers et le reste d’étudiants en réorientation. Ils ont subi les effets du tirage au sort. Cette pratique, qui fait l’unanimité contre elle, n’est appliquée qu’en cas de dernier recours dans les filières n’ayant pas assez de places disponibles pour satisfaire toutes les candidatures.

Et même si une majorité (63 %) des étudiants victimes du tirage au sort ont reçu une autre proposition de formation, son recours est de plus en plus fréquent : l’an dernier à la même époque, le tirage au sort ne concernait plus « que » 2 500 candidats.

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, a confirmé la semaine dernière qu’elle compte mettre fin au tirage au sort « en 2018 » et a lancé une concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur