Parmi eux, 17 000 jeunes sont non admis ou sur liste d’attente dans toutes leurs demandes.

Alors que la troisième phase d’APB ouvre demain, 117 000 lycéens sont encore sans affectation pour la rentrée scolaire de septembre 2018. 

Pastilles vertes dans le rouge

Parmi eux, une bonne partie attend d’avoir une meilleure proposition avant de valider une affectation. Mais une minorité, soit 17 000 jeunes, se sont simplement vus refuser tous leurs vœux, y compris les pastilles vertes

Mises en place pour éviter de laisser des étudiants sur le carreau à la rentrée, les pastilles vertes étaient obligatoires lors de la session 2017 d’APB : chaque candidat devait cocher au moins une pastille verte dans sa liste de vœux. Elles représentent des filières universitaires sans tension, qui ne pratiquent aucune sélection à l’entrée. 

Seulement tout ne s’est pas passé comme prévu, et de nombreux jeunes sont aujourd’hui sur liste d’attente. Le tirage au sort, assez courant dans des filières très demandées comme Staps, psychologie ou droit, a notamment été utilisé cette année en Paces pour la première fois.

112 filières saturées

Selon Le Parisien, au moins 112 filières sont saturées dans toute la France, dont une majorité dans la région parisienne : 26 dans l’académie de Paris, 14 dans celle de Versailles et 11 dans celle de Créteil. 

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A partir de demain et le lancement de la troisième phase d’admission, les 17 000 malheureux peuvent espérer avoir enfin une affectation. Pour favoriser leurs chances, le ministère de l’enseignement supérieur a lancé un appel aux bacheliers ayant déjà une affectation, les invitant à démissionner de leurs autres propositions afin de libérer des places pour les autres candidats.

Un système opaque

Les défaillances de l’algorithme de la plateforme APB ne sont pas une nouveauté. L’an dernier, l’association Droits des lycéens a demandé au gouvernement la publication du code source, qui se fait toujours attendre. Après avoir publié un guide, le ministère de l’époque a consenti à communiquer une portion de l’algorithme, dans lequel des mathématiciens ont relevé des anomalies.

La question du tirage au sort fait elle aussi grincer les dents. Tous les acteurs du monde éducatif sont contre : alors que les associations étudiantes prônent l’accès à l’université pour tous, les présidents d’universités souhaitent pouvoir sélectionner eux-mêmes leurs étudiants.

Frédérique Vidal, nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, a annoncé qu’elle mettra fin à cette pratique, probablement pour l’instauration de prérequis à l’entrée de l’université, comme le promettait Emmanuel Macron dans son programme présidentiel.