En 2017, 38 % des bacheliers ont demandé une place en première année de licence. Près de neuf étudiants sur dix ont obtenu satisfaction.

Parmi les cursus les plus demandés par les bacheliers sur APB en 2017, la licence reste indétrônable. Elle figurait parmi les premiers vœux de deux lycéens sur cinq. Bien loin devant les formations de BTS (28 %), de DUT (14 %) et de CPGE (9 %). La licence, qui a l’avantage d’être ouverte à tous les bacheliers, est aussi celle qui a été la plus proposée aux lycéens. L’année dernière, la plateforme d’admission APB l’a accordée à un peu plus d’un lycéen sur deux (51 % des propositions).

Encore loin des 100 % de satisfaction

D’ailleurs, parmi tous les bacheliers qui avaient demandé une licence en premier choix, 83 % d’entre eux ont obtenu satisfaction. Un chiffre supérieur à celui des autres formations, plus sélectives, qui ne contentent qu’environ deux étudiants sur cinq. 

Formation non-sélective et ouverte à tous, la licence en université publique aurait en théorie dû accepter la totalité des demandeurs, à la seule condition qu'ils obtiennent leur bac. Mais le manque de places dans les filières en tension (Staps, Droit, Psycho, etc.) a poussé APB à avoir recours au tirage au sort. En Staps, 10 000 candidats ont ainsi été refusés sur un coup du sort.

Les bacheliers généraux privilégiés ?

L’étude montre également des failles concernant le profil des bacheliers sélectionnés. En effet, en 2017, 63 % des bacheliers généraux ont obtenu leur premier vœu sur APB. Ce qui était loin d’être le cas pour les bacheliers technologiques (53 %) et les bacheliers professionnels (44 %). 

Ces différences s’expliqueraient principalement par les demandes en licence, une formation demandée par un bachelier général sur deux en 2017. Les bacheliers technologiques et professionnels ont quant à eux largement préféré s’inscrire en BTS (49 % et 81 %). Une formation bien plus sélective que la licence mais qui va dans la continuité de leurs études initiales.

Répartition des formations en 2017. © Ministère Enseignement supérieur Répartition des formations en 2017. © Ministère Enseignement supérieur

Néanmoins, même si tous les étudiants n’ont pas obtenu leur premier vœu, la majorité d’entre eux ont pu obtenir une formation dans le même secteur que leur choix initial.

ParcourSup ne devrait rien arranger

Cette année, avec la nouvelle plateforme d’admission au supérieur ParcourSup, le tirage au sort est banni. Mais la question des inégalités entre les séries du bac devrait rester d’actualité.

Car les universités sélectionnent désormais les étudiants sur dossiers et sur les compétences attendues pour entrer en licence. Une méthode qui risque de privilégier les bacheliers généraux puisque le programme et l’enseignement en bac général est beaucoup plus proche de celui attendu à l’université que ceux des bacs technos et pros. 

Les bacheliers généraux qui souhaitent s’inscrire en BTS ou en DUT pourraient également privilégiés. Même si ces deux formations bénéficient de quotas pour garantir des places aux bacheliers issus d’un bac techno ou professionnel, le gouvernement n’a pas prévu de durcir ces quotas pour la rentrée prochaine.