A l’issue des résultats APB de cette année, le nombre de filières en proie au tirage au sort explsoe et concerne désormais 169 d’entre elles contre 78 l’an passé.

Cette année, le tirage au sort à l’université s’étend à de nouvelles de filières. C’est ce que révèle les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, le 9 juin dernier. Alors que l’on attend encore 40 000 étudiants supplémentaires à la rentrée 2017, la situation semble s'aggraver. 

Presque 100 filières de plus concernées

En 2016, seules 78 filières étaient concernées par ce tirage au sort pour l’entrée à l'université des bacheliers. Le 8 juin dernier, 169 filières ont été confrontées à la loi du hasard. Si cette pratique visait jusqu’à lors essentiellement les sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), elle s’est étendue cette année à la médecine pour la première fois.

Si le ministère n'a pas détaillé les filières concernées par ce tirage au sort, l'Unef assure recevoir de plus en plus de témoignages allant dans le sens d'une éventuelle pratique du tirage au sort dans les filières de sciences et vie de la terre, mais aussi de sciences de l'éducation.

Les Paces sous tension, une première

C’est donc une première, puisqu’en Ile-de-France, 857 étudiants ou lycéens se trouvent sur fil d’attente ou se sont vus refuser l’entrée en première année commune des études de santé (Paces). Les 7.650 places supplémentaires dans les UFR de santé de la région n’auront visiblement pas suffi à répondre à la demande pour cette formation.

A l’issue d’une réunion de crise, le ministère a toutefois promis que « tous les candidats relevant du secteur géographique d’Ile-de-France et ayant placé PACES en vœu 1 absolu se verront proposer une place en Paces le 26 juin lors de la 2eme phase d’APB ».

Aucune garantie d'acceptation

Impossible à l’heure actuelle, de connaître le nombre de bacheliers ou étudiants qui devront se réorienter à cause du tirage au sort cette année. Il faudra pour cela attendre la fin de la procédure complémentaire d'APB qui se déroulera en juillet. Ceux qui sont pour l’instant placés sur liste d’attente bénéficieront peut-être de désistements d’autres prétendants dans ces filières-là même si rien ne peut leur être garanti. 

Un avenir qui se joue à "la roulette russe" 

Certains lycéens connaissent un certain désarroi depuis l'annonce des résultats. Dimitri, qui est pourtant l'un des meilleurs de sa classe de terminale S à Lyon, a vu tous ses premiers vœux refusés et n'a pas été accepté au concours de Sciences Po Paris.

« J'ai l'impression que notre avenir se joue à la roulette russe. J'ai peur de me retrouver sans rien car même pour mon choix "pastille verte" qui s'est orienté vers une licence de sociologie dans mon académie, je suis sur liste d'attente alors que ce n'est une formation sous tension » Le jeune homme confie être « stressé » et surtout très « déçu » par cette situation qui ne le motive en rien pour l'obtention de son baccalauréat. 

Les filières sous tension ont pu être divisées par deux

Le ministère a aussi précisé que grâce à « un dialogue de gestion » entre les rectorats et les universités, depuis le 24 mai dernier, le nombre de licences concernées par le tirage au sort a pu être réduit de moitié.