Selon une étude publiée le 5 mai par Animafac, seuls 15 % des 18-24 ans ont déjà pris une année de césure au cours de leur parcours scolaire ou professionnel.

Si nombre d'entre eux aimeraient se lancer, peu entreprennent finalement la démarche. Selon une étude Viavoice pour Animafac, seuls 15 % des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà pris une année de césure dans leur parcours scolaire ou professionnel. Pourtant, un jeune sur deux souhaiterait le faire.

Pour partir à l'étranger

S'ils pouvaient prendre une année de césure, la majorité des jeunes le feraient pour partir à l'étranger (59 %), acquérir une expérience professionnelle (37 %) et vivre différentes expériences et acquérir de nouvelles choses (28 %). 18 % se consacreraient à leur projet personnel et 14 % suivraient une formation autre que leur cursus principal.

« L'étude confirme que ce n'est pas une attente des seuls étudiants mais de tous les jeunes. A ce titre, nous sommes convaincus que l'année de césure devrait constituer un élément fort de nos politiques publiques éducatives et de jeunesse », explique Coline Vanneroy, déléguée générale d'Animafac.

Des barrières difficiles à franchir

Malheureusement, une grande majorité de jeunes se résigne à ne pas prendre une année de césure. Les raisons ? Ils n'ont pas les moyens financiers (51 %), craignent que cette année les pénalise pour la suite de leur parcours (36 %), souhaitent finir leurs études au plus vite (30 %), n'ont pas de projet particulier qui justifierait de prendre une année de césure (24 %) ou veulent trouver un travail au plus vite (20 %).

En revanche, ils admettent que certaines propositions pourraient les inciter à franchir le pas. L'indemnisation de l'année de césure (56 %) serait une bonne décision, selon eux.

De même, la reprise de leurs études sans être pénalisé après une année de coupure (38 %). Pour finir, 29 % d'entre eux pensent que la valorisation et la reconnaissance de l'année de césure serait positive. Des pistes de réflexion pour les établissements d'enseignement supérieur, les entreprises et les pouvoirs publics.