Fini le temps où l'alternance était considérée comme une voie de garage. La formule existe désormais du CAP jusqu'au bac+5, et marche de mieux en mieux !

Les écoles les plus prestigieuses, d'ingénieurs ou de management, se sont même mises à proposer leurs diplômes phares sous le régime de l'alternance. Plus encore, ces filières sont désormais souvent considérées comme les plus remarquables de ces établissements !

Résultat : les places en alternance sont chères, même si elles ont été augmentées dans la plupart des écoles, les entreprises en reconnaissant pleinement leur efficacité. "Cette formule nous permet de mieux accompagner le jeune salarié dans l'entreprise. Ils sont en effet plus rapidement opérationnels", explique Frank Raynel, responsable du recrutement pour le groupe bancaire Crédit du Nord. Quel que soit le niveau de diplôme, les élèves passés par l'alternance trouvent ainsi plus rapidement et plus facilement un premier emploi.

Mais avant de se lancer dans cette aventure, il faut avoir un projet professionnel bien établi. La deuxième étape, avant même de rechercher une entreprise d'accueil, est de choisir l'un des deux contrats de l'alternance : apprentissage ou professionnalisation.

Le contrat d'apprentissage pour développer ses compétences

Le contrat d'apprentissage est accessible aux 16-25 ans. Il n'y a pas de limite d'âge pour les personnes reconnues travailleur handicapé ou pour les porteurs d'un projet de création d'entreprise. La durée du contrat est alors comprise entre un et trois ans, et correspond à celle de la formation visée.

Son principal atout est en effet de permettre aux jeunes de développer des compétences adaptées à la demande, et de bénéficier d'un taux de placement de 70 % à 90 %. Le contrat d'apprentissage débouche ainsi généralement sur la validation d'un diplôme.

Favoriser l'accès à la formation par le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation, de son côté, a pour objectif de favoriser l'accès à la formation générale, technologique et professionnelle. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, et aux demandeurs d'emploi de plus de 26 ans sans qualification professionnelle ou nécessitant un complément de formation. Il peut se décliner sous la forme d'un CDI ou d'un CDD de six à douze mois. Sa durée peut toutefois être portée à vingt-quatre mois, en cas d'accord de branche, pour les personnes déscolarisées dépourvues de toute qualification professionnelle et les personnes dont la nature des qualifications l'exige.

La possibilité de la convention de stage

Il faut enfin citer la convention de stage alterné, qui demeure encore peu promue dans les médias, mais qui permet à de plus en plus de jeunes d'accéder au monde de l'entreprise et de faciliter leur insertion sur le marché de l'emploi. Elle s'adresse principalement aux étudiants, et ce à tous les niveaux d'études supérieures. L'emploi du temps est alors bâti en fonction des périodes théoriques et professionnelles soit, généralement, deux jours plein en école et trois jours consécutifs en entreprise.

L'étudiant préserve ainsi tous les bénéfices de son statut (accès au Crous, au restaurant universitaire, à la mutuelle étudiante...), et perçoit une rémunération comprise entre 30 et 70 % du SMIC. A noter également qu'il bénéficie aussi d'une grande partie des vacances scolaires... de quoi rendre jaloux ses homologues sont contrat de professionnalisation ou d'apprentissage !