Plusieurs alternatives sont possibles pour intégrer une entreprise étrangère, quel que soit le niveau d’étude.

Projet de fin d’études, stage, semestre obligatoire… Chaque année, de nombreux jeunes tentent de trouver une alternance à l’étranger. Si de nombreux dispositifs existent aujourd’hui pour les aider, les difficultés peuvent rapidement se multiplier. 

Que ce soit au niveau des contraintes administratives, d’une absence de partenariat entre l’école et les entreprises ou pour des raisons budgétaires, certains jeunes sont obligés d’abandonner leur projet. Et pourtant, plusieurs alternatives sont tout de même envisageables.

Pour ses bourses : le programme Erasmus +

Avec 33 pays accessibles en Europe, le programme Erasmus propose de nombreux avantages. Lycéens, apprentis, étudiants, jeunes diplômés ou stagiaires, il permet aux jeunes d’effectuer entre deux semaines et un an de formation au sein d’une entreprise étrangère. Ces périodes de mobilité sont cumulables par cycle d’étude. Un étudiant qui décide par exemple de partir quatre mois en licence 2 pourra ensuite partir huit mois en licence 3. Autre avantage : le programme étant en lien avec l'école, il est aussi très encadré.

Pour autant, Erasmus n’est pas une plateforme d’offre de stages. Néanmoins, dès que le jeune a trouvé son lieu de stage, le programme peut lui proposer les bourses. En fonction du pays d’accueil, ces aides financières peuvent varier de 320 € à 520 € par mois, en plus des bourses sur critères sociaux. 

Pour ses partenariats : les programmes des Chambres de métiers et de l’artisanat 

Ce programme concerne exclusivement les apprentis. Dans le cadre de leur formation, ils peuvent effectuer un séjour à l’étranger. S’ils ne bénéficient pas ou peu d’aides financières, les apprentis peuvent cependant compter sur les réseaux des chambres de métiers qui développent constamment des partenariats avec les entreprises étrangères.

Pour bénéficier de ce programme, les jeunes doivent se renseigner directement auprès de la chambre de métiers et de l’artisanat de leur région. En lien avec Erasmus, les chambres de commerce et d’industrie peuvent elles aussi proposer des programmes à l’étranger aux apprentis.

Pour la proximité : l’alternance transfrontalière

Certains étudiants peuvent aussi avoir la chance d’étudier tout près des frontières. Ils accèdent ainsi à des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou la Suisse à seulement quelques heures de chez eux. Une proximité non-négligeable qui amène de nombreuses écoles à développer des partenariats dans ces régions.

Certaines formations proposent également des parcours transfrontaliers qui permettent aux étudiants de partager leur temps entre deux pays. Un programme qui permet à la fois une plus grande accessibilité tout en diminuant les frais de déplacement.